30 avril 2012
Il est grand temps…
… De revenir aux vraies valeurs, et de reprendre le fil de ce blog quelque peu négligé ! La faute aux élites et aux corps intermédiaires qui empêchent le vrai dialogue social comme on l'aime au mois de mai.
Quelques mots pour vous informer des mouvements du printemps et de l'été :
Le vendredi 8 juin, Emmanuel sera l'invité de nos amis de l'association Effervescence, à Civrieux d'Azergues.
Entre le jeudi 14 et le dimanche 17 juin, je serai présent au Marché de la Poésie de Paris, Place Saint-Sulpice.
Le dimanche 17 juin, pré # carré sera représenté à : "Lire entre les Vignes" à Sainte-Cécile des Vignes.
Du vendredi 29 au dimanche 1er juillet, rendez-vous au Marché de la poésie de Rochefort-sur-Loire, et enfin, entre les samedis 21 et 28 juillet, retour à Sète pour "Voix Vives en Méditerrannée".
D'ici à là, les parutions continueront de paraître, comme indiqué plus bas ci-dessous ! Magnez-vous le train les chéris…
Ho, juste une dernière chose, pas très simple à exprimer. Je veux remercier ami(e)s et connaissances de la confiance qui m'est accordée quant à la lecture de textes à moi envoyés. Je ne parle même pas de manuscrits rédigés dans un but de publication éventuelle -et pourquoi pas- mais simplement de sollicitation "pour avoir mon avis", comme s'il était d'importance. Ne m'en veuillez pas de ne pas répondre très vite, et quelquefois de ne pas répondre semble-t-il, du tout. C'est actuellement au rythme d'un texte toutes les semaines que vous me sollicitez, souvent pour des travaux dépassant les 20 à 30 pages. Je m'efforce, mais je ne peux toujours … Merci de tenir compte de ceci aussi !
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04 avril 2012
Voir Neulise et mourir…
Salut à tous, amis du babifoute et de la balle d'égalisation !
C'est déjà le 23 mars que je fus à Neulise, dans le verdoyant département de la Loire. Je suis toujours épaté par la qualité des équipements fréquentés lors de mes pérégrinations dans les bibliothèques et médiathèques d'ailleurs et d'ici (je n'évoquais pas des restaurants et d'autres lieux de gaudriole non non…) En ce sens, la médiathèque de Neulise ne dépare pas : comme quoi, il existe encore au sein des collectivités locales ou territoriales des élus qui s'engagent et savent donner corps à des projets culturels de valeur. Il a été très agréable pour moi de disposer d'une heure pour présenter mon travail d'éditeur, montrer les livres et situer une cohérence, un projet et des actes. L'occasion est trop peu donnée aux éditeurs de le faire de cette façon, et je remercie Christian Degoutte d'avoir permis ceci, dans ce cadre, et avec la complicité de la responsable de la médiathèque de Neulise, Jennifer, je crois.
C'est donc au Printemps du Livre de Grenoble que j'ai présenté la collection des 72 livrets carrés. Je n'en ai guère d'images, et ça rime avec dommage. En voici une tout de même.
Le gars qui est là, le petit doigts sur la gachette c'est donc moi, la jeune fille qui cherche de la monnaie dans ses poches, je ne la connais pas mais ça va pas tarder. Ainsi vous avez une petite vue d'ensemble de ce quoi c'est que cette fameuse collection complète, et à la fabrication de laquelle j'ai passé un temps infini. Dommage qu'elle ne rencontre pas, à ce jour, le succès que j'espérais, guère plus que les autres souscriptions. Dommage oui, car je crois que ce sont de bons textes, et de la belle ouvrage mais s'en plaindre n'y changera rien, et toutes choses viendront en leur temps : "Qu'il vienne/Qu'il vienne/Le temps dont on s'éprenne". Et c'est pas moi qui l'ai dit ho non … Voilà, avril et mai seront calmes, avant le grand déferlement de juin à septembre.
Un beau calendrier se prépare, je viendrai vous en faire part très bientôt, à très vite dans le vaste monde qui n'est pas si grand; enfin, on verra, faut pas 'xagérer non plus, hein …
Houps ! à propos de Neulise, j'allais oublier de citer une note de mon camarade rouge Christian Chavassieux, issue de son blog et qui m'a fait grand plaisir à lire :
"Vendredi 23 mars
A la Médiathèque de Neulise
Hervé Bougel a dit :
« Ce qu'on a à dire d'essentiel aux autres me paraît tenir en quelques mots :
Je t'aime, tu m'emmerdes, etc.
Après, c'est autre chose »
(il n'a pas dit « c'est de la littérature » mais il a ajouté :
« ...c'est Victor Hugo et c'est un autre monde. »)
Pour illustrer le principe,
Christian Degoutte a lu
un texte édité par Bougel au Pré#Carré
« Il neige », de Joseph Beaude.
« Vient un jour où les images
n'infectent plus la langue
on peut dire il neige quand il neige »
Typique de cette poésie précise et légère à la fois,
défendue selon Degoutte par Hervé Bougel
(« la poésie considérée comme parole première se tient bien à l'aise dans ces petits formats »)
qui suit en cela les pas tracés par Roland Tixier, du pré de l'Age.
Hervé Bougel (RVB par goût du signe et du langage)
publie cette année son 72ème recueil carré, plié et cousu main,
avec ses belles couvertures
précieuses et pensées.
Si l'on ajoute d'autres publications aux formats différents
(autres collections : « pas à pas », co-éditions ; des textes de Pierre Présumey, de Christian Degoutte, de Fabrice Vigne...)
on réalise que RVB a mieux que poursuivi le travail de Tixier, il l'a prolongé, conforté, peut-être dépassé d'une certaine manière.
Pour se faire une idée, mieux vaut aller batifoler du côté de son blog,
de mauvaise foi et très intéressant
Plein de gens voudraient aider Bougel, à plier, coudre, f
aire ce « travail d'abruti » qu'il affectionne,
mais il est de son propre aveu « très difficile à aider »
Non, le mieux, pour lui donner un coup de main, c'est de s'abonner.
Recevoir quatre fois par an ces petits bijoux.
« On peut avoir des dizaines de livres chez soi,
mais ça, ce n'est pas n'importe quels livres,
après des années, on peut y revenir,
leur qualité est toujours là. »
explique Christian.
Et c'est vrai."
Merci pour ça, Christian.
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19 mars 2012
La lutte finale ne fait que commencer
Salut la Garde Rouge et les chevelus qui fument !
C'est ce vendredi 23 mars que je serai, à l'initiative de Christian Degoutte, l'invité de la Médiathèque de Neulise, dans le riant département de la Loire, pour un moment de lecture au cours duquel on jouera du rock'n'roll en buvant de la bière.
Pendant tout ce mois de mars, se tient dans la médiathèque l'exposition "Pré # carré, 15 ans de poésie"
réalisée par Brigitte Vio. il s'agit de tableaux originaux, comportant, outre le travail plastique de Brigitte, des extraits de textes parus, et l'évocation de tous les titres de la collection.
Il est évident que cette exposition, qui compte près de 50 panneaux, est à la disposition de tous ceux qui voudront l'accueillir (médiathèques, lycées, collèges etc.) Il suffit pour cela de me contacter.
C'est à la fin de ce mois, les vendredi 30, samedi 31 mars et dimanche 1er avril que se tiendra le Printemps du Livre de Grenoble. J'y présenterai pour la première fois la collection intégrale des publications, soit 72 livrets. A ce propos, je ne peux dire que les propositions -très courtoises- de souscriptions que je vous fis récemment vous agréent, va falloir vous y mettre, sinon, je vous dis pas la suite … Donc les revoici par en-dessous.
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28 février 2012
Au boulot les feignasses !

C'était ce dimanche, studio "Gilbert Denoyan" sur les ondes (comme on disait) de France-Inter, en compagnie de Stéphane Paoli. Une place pour la Photo qui Bouge, les photobougeuses et les photobougeurs, un lieu pour pré # carré, un lieu pour être heureux de ce que l'on est, de ce que l'on a fait, de ce que l'on a créé, un lieu bien éloigné de Dirty Old Town, de son mépris, de sa condescendance et de ses génies malveillants … Mais laissons là Dirty Old Town - elle n'en vaut décidément pas la peine - et ne nous préoccupons que du bonheur qu'il y eut à être là, à ce moment-là … Je ne peux que dire merci … Vous pouvez écouter l'émission en podcast ("3D", le Journal de Stéphane Paoli); je vous conseille, à moins que vous ne soyez passionnés par la lutte des bactéries et des antibiotiques, de démarrer votre écoute à la minute 55.

Le combat continue, donc, et c'est pourquoi je propose en lien les souscriptions du printemps : tout d'abord le premier volet de la fameuse "Collection de poésie" soit les 12 premiers livrets publiés par pré # carré, un extrait, sous forme de signet, permet une approche de chacun des titres proposés, je vous laisse le plaisir de la découverte … Première parution en mai, puis au rythme de 12 titres tous les deux mois, enfin, si vous en voulez …
Souscription aussi pour les deux premiers "Dazibaos", à paraître en juin, les 3 livrets d'Amandine Marembert, sous le titre générique "L'amour le jardin", Amandine a publié, au mois de juin 2007 "A perpète" (carré 53) sa poésie est toujours proche de la peau, claire et subtile, avec ses méandres et ses risques aussi … Je publie à nouveau, près de dix années plus tard, "Il y a des abeilles", le long poème que Christian Degoutte écrivit à la diparition de Laure, son épouse, et je vous invite vivement à le relire, ou à le découvrir, si vous ne le connaissez pas.Je crois beaucoup en cette collection "Dazibao", et je présenterai, à l'automne prochain, deux nouveaux ensembles dont j'ai déjà la tournure en tête, avant que de l'avoir en mains …
En souscription également, pour ce mois de juin, le sixième titre de la collection "Un pas à la fois". C'est cette fois Emmanuel Merle "Boston, Cape Code, New-York", (carré n° 67) qui emploie son écriture solide, pleine de vitalité, à l'adresse de Jim Harrison dans "Chien-Brun".
Voilà, tout est là, adhérer, souscrire, découvrir, c'est donner corps à des textes qui valent d'être lus et qui nous amènent aussi, par cette grâce et cette volonté, à être là où nous étions dimanche dernier.
C'est vendredi 2 mars, par contre, que nous serons à la Médiathèque de Valence-Sud en la compagnie de Pierre Présumey, il sera 18 heures, et il fera jour encore !
Autre chose, très importante : Katia Bouchoueva, slameuse russe et animatrice de la Maison de la Poésie-Rhône Alpes, se trouve frappée d'une interdiction de travailler, assortie d'une menace d'expulsion, en vertu de la circulaire Guéant du 31 mai dernier. J'en ai parlé à l'antenne dimanche, c'est bien normal ; il existe un site de soutien à Katia Bouchoueva, il vous suffit de cliquer ici.
Ce n'est qu'un début, le combat … Vous finirez vous-même !
23:05 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25 février 2012
La PqB
La PqB, c'est "La Photo qui Bouge", il s'agit là d'un groupe que j'ai créé sur FaceBook au début de l'été dernier et c'est à ce titre, comme à celui d'auteur et d'éditeur, que je serai reçu, ce dimanche 26 février entre 13h30 et 14 heures, par Stéphane Paoli, sur France-Inter, dans son émission hebdomadaire "3D" ; en la compagnie de quelques comparsitas et comparses.
De quoi s'agit-il ? Il convient de déposer un appareil-photo -à présent dénommé "photobougeur" - en mode vidéo pendant une durée d'une minute (classique), ou de seize secondes (blitz) afin de saisir, sur le vif, une scène quelconque. Le mouvement doit être -c'est la règle incontournable- celui du passage, non pas celui de l'objet qui filme, ou celui du réalisateur. La Photo qui Bouge est un projet de nature urbaine, social voire sociable, les films ainsi réalisés sont postés sur le mur du groupe, sans apprêt particulier.
Il s'agit d'obtenir la poésie de l'instant, suivant le concept cher à Perec : "Traquer l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le banal, le quotidien…" Qu'est-ce qu'une scène de rue, qu'est-ce que filmer des automobiles qui passent, des enfants qui jouent, une rivière enserrée en ses digues, une rue en travaux, le flot des passants, la pluie à travers les vitres et autres banalités informes, si ce n'est ce qu'écrit Perec dans la présentation de "Tentative d'épuisement d'un lieu parisien" (Bourgois, 1982).
"Un grand nombre, sinon la plupart, de ces choses ont été décrites, inventoriées, photographiées, racontées ou recensées. Mon propos dans les pages qui suivent a plutôt été de décrire le reste : ce que l'on ne note pas en général, ce qui ne se remarque pas, ce qui n'a pas d'importance : ce qui se passe quand il ne se passe rien, sinon du temps, des gens, des voitures et des images."
Image extraite de la toute première Photo qui Bouge. Vieux-Port - Marseille, dimanche 26 juin 2011/18h30.
Depuis ce jour de juin et la première "Photo qui Bouge" (intitulé du à notre amie Sophie Somont) ce sont plus de 4000 PqB qui ont été postées sur la page FaceBook du groupe, par des dizaines de personnes, des photobougeurs et photobougeuses issus de tout lieux et de tous horizons.
Rendez-vous donc demain sur France-Inter, à l'heure dite, en public et en direct, sinon, il sera possible d'écouter l'émission en podcast sur le lien de l'émission; et ne négligez pas le gimmick de la PqB : "Ça va chier !"
Profitons de la circonstance, car il sera aussi question demain de poésie et de pré # carré, pour proposer ici les nouveaux produits de la ferme, soit nos "Dazibaos", et notre "Collection de poésie", dont vous trouverez en pièce-jointe (cliquez sur le lien ci-dessous) les modalités de souscription et d'achat. A très bientôt dans un monde qui bouge, comme on dit chez les communicons (de mon camp).
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20 février 2012
Une collection de poèmes
Salut les allumés
Avec un peu de tristesse, Julia Musté et Jérôme Nicolle nous apprennent la fin de leur revue "Pyro" et des éditions qu'ils ont animées depuis plus de dix ans : "Le Grand Incendie". Visiblement les J.&J. souhaitent en revenir à leurs fondamentaux d'auteurs ; on ne pourra qu'approuver cette sage - trop sage - démarche et regretter la fin d'une belle et bonne revue, et en plus qu'était pas chiante.
Point de répit pour ce qui concerne pré # carré, décidément reparti pour dix ans (quoi que faut voir …), le projet "Une collection de poésie" se poursuit de fil en lice :
Si vous voulez la légende, la voici : en bleu les titres d'ores et déjà ré-imprimés, en rouge ceux qui le seront bientôt, en mauve ceux qu'il faudra que je m'en occupe de plus près, en vert celui à paraître en mars. Je me suis décidé au final pour la parution de 12 livrets tous les deux mois, soit : mai 2012 / juillet / septembre / novembre / janvier 2013 /et printemps à suivre… Enfin quelque chose de cet ordre immuable des saisons … J'espère présenter pour la première fois l'intégrale de cette "Collection de poésie" lors du Printemps du Livre de Grenoble entre le 30 mars et le 1er avril. Le prix devrait être de 50 euros par série (50 euros : 12 livrets = pas cher du tout).Tout ceci sera bien plus clair avec le bulletin de souscription que je proposerai en mars avec l'expédition du carré 72 : "Nœuds de saule" de Louise Warren. Ce sera donc le troisième livret de Louise au pré # carré, après : "Oh merveille" en 2004 et "Observations" en 2008. Louise devrait concourir aux Jeux Olympiques de la poésie, après tout, ça existait paraît-il en Grèce et nos amis grecs ont bien besoin d'entendre des trucs qui les distraient un brin.
Voilà, je reviens très vite donner des nouvelles printanières, notamment une lecture le vendredi 2 mars, à la Médiathèque de Valence-Sud en compagnie de Pierre Présumey. N'oubliez pas de vous abonner … Bon, pas moyen de mettre en lien le "Printemps du Livre de Grenoble"… tant pis pour eux …
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07 février 2012
Le vert est dans l'usufruit …
Il semble bien que l'opération : "Sauvez Massot le petit soldat de la poésie" porte ses fruits, même par ce temps à vous congeler la carotte et les navets sur pied, pour autant, ne pelez pas encore la banane … Ainsi, je vais être contraint à supporter cet individu quelques années de plus et à partager en sa belge compagnie le Sulpicien parasol. Hélas à Saint-Sulpice en juin, le temps des parasols s'est envolé, nous serions plusieurs à le déplorer …
Quant à moi -vous avez suivi ici mes doutes et mes rebuffades- je crois que je suis bien parti pour accompagner Massot un moment encore : les projets renaissent, l'énergie est décuplée … Tout d'abord, je me suis lancé dans un projet pharaonique : reconstituer, reformater et maquetter à nouveau la collection intégrale des pré # carré, soit en mars prochain 72 livrets, et si je compte la totalité de l'ensemble du maximum des carrés parus (coffrets et hors-collection) on arrive au chiffre de 84 livrets.
Restons-en pour l'heure (d'hiver) à nos 72 titres parus… Il est bien possible que je propose, dès le printemps, une formule attractive et économique afin que la foule frustrée des pré # carreleurs tardifs se rue sur cette aubaine : que diriez-vous de 5 livrets mensuels au tarif tout raisonnable de 20 euros (hors-frais de port) ?
Décrochez, c'est pour un sondage … Néanmoins, l'idée est comme l'âge de Monsieur : bien avancé.
Toujours au printemps (juin certainement, pour le Marché de la poésie) je proposerai une nouvelle collection : "Dazibao",. Il s'agira de publier, dans un élégant support-carton dépliant conçu par Mademoiselle Sophie Jolivet, des ensembles de 3 titres, soit d'un même auteur, soit d'une thématique semblable. Je puis d'ores et déjà vous annoncer que c'est Amandine Marembert (A perpète, carré 53 / décembre 2007) qui ouvrira la série avec 3 livrets : "L'amour le jardin". Dans le même temps, je republierai : " il y a des abeilles " de Christian Degoutte, édité ici même en 2003, puis en édition bilingue avec Rüdiger Fischer, éditeur-traducteur à l'enseigne de "Verlag Im Wald" au printemps 2009.
C'est donc ça, comme l'amour, on croit qu'on va mourir, que tout va s'arrêter, et puis non ça continue… C'est pas mal… Moi ça me plaît. N'oubliez pas de vous abonner, car j'en vois encore qui se reposent pendant que les autres ne font rien.
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05 février 2012
Avoir un bon copain
Bonsoir jeunesse heureuse
C'est toujours très désagréable de sentir un ami dans la difficulté, sauf à l'y avoir plongé soi-même, notez bien … Jean-Louis Massot est devenu éditeur, sur un coup de cœur, en 1995 et pour prendre la suite, ou quelque chose d'approchant, d'un sien camarade disparu. Depuis 17 années, le bougre s'acharne à publier des ouvrages de qualité, dont quelques-uns des miens, ce qui n'est pas peu dire.
Jean-Louis Massot, c'est mon copain.
Et voilà qu'après tout ce temps, je sens mon pote tout près de jeter l'éponge avec le bébé du bain, non pas par dépit ou lassitude, mais tout simplement parce qu'il est difficile, et de plus en plus, de jouer à l'équilibriste, surtout quand on est, comme lui, petit, moche, trouillard, chauve et mal-foutu.
A l'enseigne étrange des "Carnets du dessert de Lune", mon ardécho-bruxellois publie des ouvrages de haute tenue dans sa boutique de la rue de Venise : comment laisser passer ça ?
A la fin de l'hiver dernier, mon précédent ordinateur rendit son âme dévariée au Dieu binaire des pixels, il se trouva alors une trentaine de personnes, - vous peut-être ? - pour me permettre, grâce à une belle et rapide souscription, d'en acheter un autre, celui-là sur lequel je vous écris. N'achetez pas un ordinateur à Jean-Louis, mais ouvrez simplement le document PDF ci-dessous, et lancez-vous dans la souscription de ses prochains livres à paraître… Vous y rencontrerez Eva Kavian et découvrirez, Mesdames et Mesdemoiselles : "L'art de conjuguer des hommes mariés", et pour vous jeunes gens férus de musique qui dépote la gueule : "Sinnerman", par Yves Budin, écrivain, graphiste et dessinateur.
Voilà, je viens relever les copies un peu plus tard, et j'distribue les bons points.
Pour ce qui concerne pré # carré en tant que moi-même, une autre fois, la nuit tombe.
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29 janvier 2012
"Le grand garçon" par Pierre Présumey
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17 janvier 2012
Il est passé beaucoup d'eau sous l'éponge…
« Au milieu du chemin de notre vie… » ainsi commence « La Divine Comédie » de Dante Alighieri. Ce n’est pas au milieu, mais aux deux-tiers - prétend-elle -, du chemin de sa vie que se situe Christiane Sintès -photographe- dont quelques images sont exposées jusqu’au 28 janvier à l’Espace associatif Alter-Art, 75 rue Saint-Laurent à Grenoble, rive droite.
Rive droite et cette précision n’est pas superflue en la circonstance car Christine Sintès à mis en images des ponts, ceux de sa vie. Ne sont proposés ici que quelques ouvrages qui enjambent l’Isère, à la toute proximité de Grenoble.
Comme l’écrit Vialatte dans « Les légendes vertigineuses du Dauphiné », « l’Isère roule son eau de lessive », sous les polaroïds de Christiane Sintès, ces images décapées, délavées même, le disent, l’écrivent et le donne à lire : fausses teintes, lumières hasardeuses, reflets statiques du serpent en reptation pourtant, Isen bleue ou grasse, noire, boueuse, claire, translucide quelquefois à en lire le poli des pierres – chutes d’anciens ponts qui en balisent le lit. Est-ce cette Isère-là dont on nous dit que sous la passerelle Saint-Laurent, des puits d’eau de plus de sept mètres de profondeur attire des hommes et les noient sans retour ?
On ne sait ce qui rampe avec le Serpent, s’en va dans les tourbillons vaseux à la recherche de la mer, mais c’est là que nous dérivons, et c’est là que nous perdrons pied.
Impossible, après Dante et Vialatte, de ne pas songer non plus aux fameux « 39 polaroïds » de Perec, accumulés pendant la traversée de l’Atlantique alors que l’écrivain se rendait à New-York par bateau en compagnie de Robert Bober, pour y écrire les « Récits d’Ellis Island ».
Curieusement, et on s’y laisse prendre, les cartels qui accompagnent les images de Christine Sintès indiquent le pont suivant, et non pas celui sur lequel la photographe s’est installée afin de réaliser son polaroïd. On reconnaît bien là le procédé tout perecquien du clinamen : « L’idée que l’origine de la vie se trouve dans une inclination, ou déviation fortuite de la vie traversant le néant éternel… » plus modestement ici, ce qui viendra prendre par le travers l’ordre consenti et reconnu pour naturel, le saisir de biais, par le flanc, et fausser la direction que l’on supposait immuable : ainsi du fil de la rivière Isère, toujours contrarié, et de la rectitude de sa passerelle, qui est l’ombilic même de la ville : toujours mouvante, toujours vivante, toujours fragile.
Face à la rivière, face aux ponts, d’autres images réalisées à l’aide d’un appareil à sténopé : il s’agit là d’un procédé photographique des plus rudimentaires : une simple boîte dont l’une des faces est percée d’un minuscule trou qui laisse pénétrer la lumière. Sur la surface opposée au trou vient se former l'image inversée de la réalité extérieure que l'on capture sur un support tel que du papier photographique. On peut dire que le sténopé fonctionne de la même façon que l'œil, il capture les images et les restitue à l’opposé ; peut-être ainsi de la mémoire …
Ici, des compositions comme (re)colorisées, (re)vues et (re)traitées au fil cent fois brisé, cent fois renoué du souvenir. On songe à ces albums des années 50, à des pastels, des teintes floues pour des vies flouées, on songe à Modiano, à des mots inprononcés, à la tentation mutique. Silhouettes, étés obscurs, soleils déclinés, ces photographies invitent, par leur inertie, au lent souci du passé, et, tel le travail secret de la Camera Obscura, à l'errance des flux inversés…
Christiane Sintès : "Ostinato" Espace associatif Alter-Art, jusqu'au 28 janvier
75 rue Saint-Laurent, Grenoble.
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14 janvier 2012
Tête au carré
Etonnant, non ? Je ne l'avais pas faite encore.
J'ai reçu hier ces trois images d'une lectrice fidèle : ceci m'a donné idée de constituer un album dont vous, lecteurs, abonnés, seriez les contributeurs. Il suffirait de réaliser quelques images de vos pré # carré et de les faire suivre sur notre adresse mail : precarre_editeur@orange.fr, ainsi je les ajouterais à l'album de famille.
Un voyage à travers les bibliothèques, et aussi les quinze années écoulées depuis ce 2 octobre 1997 où je lançais au large la petite voilure carrée …
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11 janvier 2012
La part des anges
Bonjour, j'ai eu envie, en ce début d'année qui annone, de quelques changements mineurs sur ce blog; outre la couleur, je m'apprête à modifier les listes, et je commencerai par installer les noms des peintres, photographes, plasticiens et illustrateurs amis. Plus tard, je m'occuperai du sort des éditeurs, auteurs, revuistes et prisonniers de guerre.
Je m'interroge quant à la disparition des albums-photos ici déposés depuis quatre années, ne subsistent que les "Coquelicots"… Mystère au Boulodrome …
Sinon, suite à mon appel du 7 janvier, vous avez été 1274 à vous abonner en quatre journées, je savais bien que ça allait marcher !
19:28 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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07 janvier 2012
Un peu de publicité auto-confondante avant les soldes
Vous avez déjà été -bien avant l'été- plus de mille à visiter ce blog, depuis le début de cette année 2012. Vous le savez, ou ne le savez pas, mais pré # carré ne vit et ne survit et ne publie que grâce au soutien de ses amis et abonnés, à l'exclusion de tout autre presse-bouton institutionnel.
Voici pourquoi je vous propose de vous abonner aux publications de pré # carré : ainsi, vous recevrez les quatre livrets de saison, soit "L'inflexion du vivant", de Sylvie Fabre G., "Des coquelicots", de Samantha Barendson, "Nœuds de saule", de Louise Warren, et "Quelques poèmes plus tard", de Michaël Glück, tous fort belles et beaux et estimables poètes.
Puisqu'il faut tout vous dire, cliquer sur le lien ci-dessous vous permettre d'accéder en douceur au Nirvana de la poésie, sans recevoir pour autant de coups d'estoc ou de revolver… Profitez de votre bonheur, en 2012 c'est Satori dans la prairie.
Et puis l'on ne doit en permanence prétendre soutenir et aimer la poésie sans une fois au moinsAbonnement 2012.pdf lui donner les moyens de poursuivre sa route ! Merci à vous.
En plein milieu le lien, impossible Nouveau catalogue.pdfd'y échapper !
(Dans le catalogue, la collection des "36 choses à faire avant de mourir" est à présent épuisée)
"Des coquelicots" de Samantha Barendson/couvertures des livrets toutes originales d'Aline Frienck-Coton.
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03 janvier 2012
Le Pont du Change
Voici deux années que l'aimable mais néanmoins redoutable Jean-Jacques Nuel, qui longtemps dissimula sous le gilet pare-balles du fonctionnaire appliqué et rigoureux un esprit de serial killer à la hache, a créé les éditions Le Pont du Change.
5 livres ont parus depuis, avec l'esquisse de deux collections : l'une serait consacrée aux heurts et malheurs de la papeterie et des ses affidés, avec d'emblée la publication du très aiguisé : "Tu écris toujours ?" de Christian Cottet Emard, un "Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage", narrant les déboires, déconvenues et diverses aventures de l'écrivain en goguette, en résidence, ou en salon. Cet ouvrage est salutaire pour tous ceux qui voudraient ne plus écrire ; hélas, nous n'en connaissons que fort peu… C'est même le trop plein, comme disait Charles… L'autre titre est un recueil d'articles d'Alphonse Allais (1854 -tiens un contemporain de Rimbaud !-1905 (tiens, un contemporain de Jules Verne !) extraits des " Œuvres posthumes". Avec l'esprit qu'on lui connait -ou celui qu'on lui suppose (tous les "bons mots" sont de Guitry, Courteline ou Allais, c'est bien connu) - Allais prévoit les énergies nouvelles, il propose des solutions pour l'amélioration de la qualité de l'air en ville, envisage la conférence téléphonique pour les députés, suggère aussi la création d'un plage à Paris… Faudrait peut-être le prendre au gouvernement…Y'a de la d'mande …
L'autre collection pourrait être une collection de poésie, j'emploie ici le conditionnel car les trois titres parus à ce jour sont du même auteur : Roland Tixier. Il neigeait sur le Cours Tolstoï, à Villeurbanne en janvier 2000 et on ne sait par quelle mécanique silencieuse la machine Tixier s'est mise en route à ce moment-là et a, depuis, laissé floconner des milliers de poèmes désignés par leur auteur sous le terme générique de : "Haïkus urbains". "Simples choses", "Le passant de Vaulx-en-Velin" dernier paru avec le concours de la Ville de Vaulx, justement, permettent d'aligner les poèmes de trois vers, de visiter, au petit pas de leur auteur, la ville et ses éclats, ses lueurs, ses néons, son obscurité et au final son mystère et celui des êtres qui la peuplent.
"quels terribles visages
maintenant que l'on peut
parler seul dans la rue"
"bus au cœur de l'hiver
vague bruit des essuie-glaces
questions sur les visages"
"premier grand soleil de mars
venu du fond des âges
secousse dans la poitrine"
Avant ce "Passant de Vaulx-en-Velin", Jean-Jacques Nuel publia, à la fin de l'été, une réédition de : "Chaque fois l'éternité", du même Tixier, un recueil paru à l'origine en 1989. Chronique d'un été en Limousin pour l'enfant de la ville qu'était Tixier, la vie d'avant, l'énumération précise et sensible d'un temps enfui, si ce n'est d'un monde disparu nous ramène, comme vingt années plus tard, à l'essentiel de nos vies : le temps, le cœur, nos secrets, nos espoirs, nos souvenirs…
Je vous souhaite pour cette année de découvrir la poésie de Roland Tixier, si vous ne la connaissez pas encore - Je l'ai beaucoup publiée moi-même -, et je vous souhaite de belles découvertes avec "Le Pont du Change", de Jean-Jacques Nuel.
Pour ce qui concerne pré # carré, l'abonnement est possible et même souhaité, et je serai le dimanche 8 janvier à 17 heures à nouveau l'un des invités du Cabaret Poétique" de Frédéric Houdaer, au Périscope, à Lyon.
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| Tags : thierry renard, claude renard, cabaret poétique, le périscope, vaulx-en-velin, jean-jacques nuel, roland tixier, le pont du change, christian cottet emard, alphonse allais, courteline, guitry, jules verne, rimbaud, frédéric houdaer |
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16 décembre 2011
A la revoyure, les aminches
C'est sans doute la der de l'année, à moins que la dure année ne dure ; ça semble être mal parti pour elle.
Voilà, les rouges pétales des Coquelicots d'hiver sont partis aux quatre coins de l'hexagone fleurir les tables de Noël. La poésie de Samantha Barendson, soulignée à merveille par le travail d'Aline Frienck-Coton est arrivée à destination, reste à savoir qui elle touchera, mais je n'ai guère de doutes à ce sujet.
Avec Aline Frienck-Coton, échange de coquelicots, le lundi 21 novembre à Enghien-les-Bains.
Je voudrais souligner ici -là où l'on dit tant de méchancetés sur tout et tous, comme vous l'avez pu constater- le plaisir et la fierté que j'ai eu à travailler avec Aline, qui s'est engagée sur un coup de cœur dans ce projet monumental. En quelques trois mois, elle a peint les 50 feuilles format raisin (50x65) que je lui avais confiées. Outre le chiffre, et donc la surface que cela représente, c'est la qualité de son travail, son sens de la couleur et l'interprétation fine et sensible du texte de Samantha qu'Aline a su capter. Aussi, comme il est indiqué à la fin de chacun des livrets : "Remerciements et gratitude."
L'année carrée se termine donc, je serai ce samedi 17 après-midi une dernière fois dans l'atelier de Vio, au n°48 de la rue Saint-Laurent pour y proposer les carrés de poésie et boîtiers "Florilège", si vous êtes dans le coincoin des canards, au prix où sont les choses -s'pas- il serait bien bête d'en priver qui que ce soit : vous, moi, ou ceux que vous aimez tant.
Vous le savez, j'ai été travaillé, depuis plusieurs mois, par un vrai dilemme : "Stop ou encore ?". C'est peut-être ce qui a incité beaucoup, beaucoup, beaucoup trop d'entre vous à ne pas renouveler le bail carré, il est bien dommage d'en parler ici, mais que 50 à 60 d'entre vous aient quitté la maison me laisse un peu amer; les implications financières bien sûr, mais aussi, et souvent, la tristesse causée par le fait que des personnes qui … depuis des années… soutenaient ce travail… Un contexte affectif existe, il serait difficile de le nier, mais c'est ainsi, il n'y aura plus de piqûres de rappel, elles ont été faites tout au long de l'année (mars, juin, octobre, décembre… ) et je n'y reviendrai pas.
Alors, pour ce qui concerne le : "Stop ou encore ?" Et bien, un calendrier se construit, peu à peu, pour la saison prochaine, tranquillement ; j'allais écrire, un peu malgré moi, sur l'inertie… L'affaire est donc en cours au moins jusqu'à juin 2013. Ca paraît loin, comme ça, mais je vous assure que non.
Voilà, que les jours à venir vous soient heureux, c'est bien le moins que je vous puisse souhaiter !
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