01 juillet 2009

T'es beau, tu sais !

Voilà voilà, je mets en ligne l'album-photo du Marché de la poésie 2009, j'arrive enfin !

30 juin 2009

Les cochons sont lâchés

Bonjour, j'ai mis ce matin en lien quelques-uns des liens d'individus plus ou moins douteux (de ceux que je préfère) rencontrés l'autre semaine au Marché de la poésie. Je vous conseille vivement de visiter les blogs et sites des ces godelureaux ; n'oubliez pas que j'ai des amis dans la pizza, juste au-dessous de chez moi…

Cécile Gambini et Stéphanie Ferrat, et leur maison d'éditions "Pavupapri".

Daniel Labedan, son blog, et "Les Etats-Civils", revue en ligne.

Léa Tirmant et ses "Petits Univers", drôlement chouette.

Les Editions Motus et François David.

Mérédith Le Dez et sa belle ouvrage à la mode de Bretagne.

Allez-y voir, et revenez m'en dire des nouvelles. Si vous souhaitez que je mette en ligne votre blog, ou votre site, merci de m'envoyer le lien, comme vous le voyez, je suis un grand spécialiste. La condition ? Toujours la même : faut que ça me plaise et voilà.

 

 

29 juin 2009

Renifle, c'est de la vraie…

Voilà, après une semaine que je n'oserais qualifier d'hibernation en ce début d'été -d'éternité alors ?- une petite notule au sujet du
Marché de la poésie place Saint-Sulpice. Un marché un peu dur cette année, le froid tout d'abord, et puis surtout les conditions difficiles qui nous ont été faites. Parqués littéralement dans des cahutes à partager à 4 exposants -l'espace est d'environ 12m2-, mais au marché tout se discute, et j'ai pu, pour les trois journées suivantes, disposer d'un espace plus attractif dans l'enceinte proprement dite, comme vous le montreront les photos. Chance, il n'a pas plu si l'on excepte un bel orage le dimanche entre midi et deux, mais comme j'étais au resto avec mon ami Jean-Christophe Belleveaux, ben ce sont mes employées qui ont géré la crise, c'est ça être un vrai boss, incontestable.

Alors ce Marché, attendu par tous une année durant, quand il ne se passe pas au mieux, c'est difficile, et voici qu'on nous l'annonce en voie de suppression pour l'année prochaine, remarquez, comme tous les ans… Qu'en sera-t-il ? Le marché de la place Saint-Sulpice est peut-être à l'image de nos activités, fragiles, toujours menacées, attendues quelquefois. Savoir d'ailleurs que l'église Saint-Sulpice, dont les travaux de construction remontent tout de même au règne de Louis XIV, a toujours été parée d'un échafaudage… Tout un symbole n'est-il pas !

Autre chose, je trouve sur le site de zazieweb.fr cette note au sujet de mes publications :


"J’ai compté ça fait vingt-quatre. Vingt-quatre pages. Vingt-quatre pages format 10X10, couverture couleur au choix (de l’auteur ?), fil cousu main, parfois rouge.
Bonjour. Ainsi commencent tous les opus des éditions pré#carré et on ne dit pas au-revoir en tournant la dernière page, on donne un bulletin d’abonnement : 4 livrets par an et c’est pas cher si tu en offres un en plus au copain.
Alors, qu’est-ce que le poète va bien pouvoir nous donner en seize pages ? Et bien, faut avouer que ça ne se passe pas trop mal. Bon, pas vraiment de prise de risques dans la ligne éditoriale, tous ces poètes là sont édités ailleurs avec un s, mais le format est bien plus qu’une invitation à la découverte de l’auteur, il permet de donner le ton, de poser ce rien d’essentiel qui permet de s’introduire dans l’œuvre, de laisser pousser des choses dans la tête de son lecteur. Et si c’était ça justement que voulait dire le pré de pré#carré ?
Voyons alors quel genre de culture peut engendrer la lecture de quelques uns de ces livrets :
Pour Brunon Geneste ce sera laminaire entre deux marées, Olivier Bourdelier ? Pissenlits en graines ; Pierre Présumey ferait plutôt dans le bulbe de narcisse en hiver ; Jean-Louis Jacquier-Roux : tiges de blé après la moisson ; Roger Lahu, alors pour lui un plein panier de champignons. Et le prochain alors, un petit gout de cerises comme le voudrait le mois de juin ? Patience, plus que quelques jours à attendre.
Mais au fait Hervé Bougel, pourquoi tu ne mets pas de majuscules au nom des auteurs que tu sélectionnes, pour rester dans le ton de ta collection : de la qualité sans la grosse tête ?"

Une note tout à fait sympathique il est vrai, mais je veux juste dire un mot au sujet de cette formule "prise de risques"; j'ai souvent édité des auteurs à leurs débuts, pour certains, pré # carré à même constitué une première publication, auteurs qui depuis font leurs petit bout de chemin au long des prés, tels Séverine Daucourt-Fridriksson, Stéphanie Ferrat, Frédéric Saenen, voire même, si je peux me permettre Ludovic Degroote dès 1997…Je pense aussi à ceux qui écriront des livres, de beaux livres de poésie, comme Christopher Bouix, ou Valérie Canat de Chizy, que je publierai cet automne…  Alors les risques, si risques il y a, moi j'aimerais que les auteurs, eux, les prennent, et cessent de me proposer  trop souvent du texte dans la norme de l'époque, du ficelé, du qui fait le malin, du qui joue au petit jeu de celui qui pisse le plus loin, du sous-Juliet, du sous-Emaz  et des audaces littéraires qui faisaient déjà rigoler ma grand-mère au dernier Salon où l'on cause de poésie ! Que je mets pas de ponctuation que je montre comment je pense vite et je te bouscule le langage, que je te cherche dans un dictionnaire de mots précieux histoire de dire que je frétille de l'oxymore, que je jubile de l'objectal, et que je pistille de la pistache… Alors la prise de risques (la vie de personne n'est en danger tout de même), moi je suis prêt à l'accueillir tous les jours dans ma boîte aux livres, et pas tous les six mois. Faut pas faire chier Gérard Lambert quand y répare sa mobylette…

24 juin 2009

Y en avait dans les pâtes

C'est toujours une belle journée que celle où l'on reçoit (enfin !) un vrai, beau, et bon texte, et c'est ce qui arrive ce matin avec "Goutte d'encre sous la langue", que me fait parvenir, par mail, Michaël Glück. Enfin pourrais-je écrire, car depuis ce jour d'octobre où j'ai eu entre les mains, et sous les yeux, les poèmes de Valérie Canat de Chizy "Même si", à paraître cet automne, c'était un peu la cale sèche, voire la disette…

Et pour le marché de la poésie, me direz-vous ; coquins avides de nouvelles et de chair poétique fraîche ? Et bien laissez-moi le temps de me poser, je vous concocte pour tout bientôt une notule et un album photo des plus belles Muses sulpiciennes, en grand repentir…

15 juin 2009

Le gala des emplumés

Nous fûmes une onzaine, ce dernier samedi, pour faire la fête au carré, c'est peu dire que les meilleurs étaient là. Il est temps aussi d'affirmer que la traditionnelle rivalité entre lyonnais et grenoblois s'est estompée, l'espace d'une soirée au "Mont-Liban". Oui, ce fut un soir de trève, puisqu'à part égale nous étions représentés, quenelles et noix, Marie-Laure Bigand, charmante parisienne, refusant de trancher dans le lard Ronalpin.

Demain, départ pour Paris et le marché de la poésie ; je m'en reviendrai cousu d'or et de diamant… D'ici à là, amis, portez-vous bien !

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11 juin 2009

La chèvre et l'âne

Je reçois ce matin cette carte postale, envoyée par Pierre Présumey.

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10 juin 2009

On liquide et on s'en va

Samedi dernier à la brune, nous étions accueillis à Lagorce, en Ardèche, par Dominique Thibaud et son époux Laurent, dans leur belle galerie Mirabilia, pour une lecture en compagnie de Pierre Présumey et de ses lecteurs. Une soixantaine de personnes avaient répondu à l'invitation. Moment poignant, si douloureux, quand les lecteurs de Pierre -Simone, Michèle et Christian- lurent le "Continuer", série de poèmes dédiés à Silvain, le fils de Pierre, disparu au tout début de l'année 2008. Mais quoi, les poèmes sont écrits pour être dits, lus, et ce fut fait. Puis, Pierre prit la parole et, au-delà de ses propres textes, il nous invita à un tour dans sa bibliothèque où voisinent, entre autres gens de bonne compagnie, mais c'est pas sûr, Hugo, Caproni, la Fontaine, Homère, Jacottet et Supervielle… Que du beau monde, l'Ardèche en est encore lessivée…

Je place ici un petit album-photo de cette soirée, et je vous invite à le consulter.

Vous dire aussi qu'il est probable qu'après le Marché de la poésie, ce blog prendra fin… Deux années à supporter mes plaisanteries fines, je pense que ça vous suffit ; pour moi le compte y est, sauf à redonder… A très vite, pour un dernier album photo, vers la fin juin. Comme disait Robin Cook : "Soyez sages, et restez purs".

Enfin, je dis ça, mais je n'en suis pas si persuadé,  en vérité…

05 juin 2009

Allez faire ça plus loin

Oui, allez faire ça plus loin nom d'un chien… A Lagorce en Ardèche par exemple, où nous serons demain accueillis avec Pierre Présumey et ses lecteurs par Dominique Thibault, de la galerie Mirabilia -il sera 18 heures au clocher- pour un moment de lecture et d'échange.

Ce matin est parti plus loin le carré 60 : "La flûte de jade (opus II)", de Franz Toussaint. Les textes de ce petit ensemble ont été rassemblés par Jean-François Perrin, à qui je rend grâces de ses grands mérites. Avec ce livret, s'envolent aussi les "36 choses à faire avant de mourir" de Delphine Touzet, Dominique Kopp, Erwann Rougé et Odile Bonneel la fine mouche. Comme je suis bien brave, je mets en ligne la série de "36 choses" parues en mars, veuillez trouver les élucubrations de la Divine Marilyne Mangione, de la Délicate Virginie Saubié-Thuiller, et de ce Chacal de Gaubert ! Et surtout, allez faire ça plus loin, personne ne vous regrettera !

Marilyne Mangione.pdf

Virginie Saubié-Thuillier.pdf

Dominique Gaubert.pdf

Je recois ce matin-même un manuscrit, d'ailleurs pas inintéressant, mais bon, d'un jeune homme qui me précise d'emblée le fait suivant : "Chuis un jeune poète et…". Qui pourrait croire que je suis un atrabilaire de mauvaise foi ?

28 mai 2009

Tire m'en deux, c'est pour offrir

A la fin de l'année 2004, je publiai "Temps ordinaire banlieue est" de Roland Tixier. L'ouvrage eut un beau succès, puisque des 500 exemplaires d'origine, il reste aujourd'hui une centaine. Voici pourquoi, car malheureusement, les livres vieillissent aussi (physiquement s'entend !) je propose une jolie affaire à réaliser avec "Temps ordinaire banlieue est", dont Jean-Louis Roux écrivit, à l'époque, ceci :

Le poème télégraphique et ses tendres pudeurs

"Ce qui, aux autres, semble insignifiant lui fait signe : la fraîcheur d’un matin, le “congrès des moineaux dans la haie”, le tas de feuilles mortes derrière l’école primaire, les peupliers frêles alignés au bord du périphérique, mais encore le piaillement des gamins dans la rue, les
épaules tombantes et le regard vide de ceux qui descendent du métro, et puis la “poitrine trop étroite” pour contenir les sentiments qui submergent parfois. Roland Tixier, ancien marin et inconditionnel de Simenon, promène sa carcasse sur l’asphalte de Lyon et sa proche banlieue. Peu désireux d’activer les grandes orgues démonstratives d’une certaine poésie, l’auteur rechigne à l’effet. Avec le style elliptique, presque télégraphique, propre à l’écriture du haïku, Tixier nous livre ici cent fois trois vers : cent miettes d’existence quotidienne transfigurées par la conscience aïgue du temps qui fuit : “les heures s’éparpillent/truitelles dans l’eau vive”.
Publié par l’éditeur grenoblois pré # carré, cet ouvrage est d’abord un bel objet, typographié à l’ancienne et relié à la chinoise. C’est aussi un concentré d’émotion nue, essartant les pots superflus, dédaignant les envolées lyriques, pour ourdir une parole qui viserait au seul silence. Le poète lyonnais se montre fasciné par l’imaginaire urbain “traversée de parking/voyage au long cours/des jours ordinaires”, autant que par la
poussière d’humanité qui se dépose sur le quotidien le plus désespérement banal : “laver le carrelage/rires d’enfants sur le palier/la journée n’est pas perdue”. Car en dépit de la solitude, la lassitude, le désenchantement, demeurent les incartades du cœur, imprévisible muscle."

Jean-Louis Roux - Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné n° 4192 - 7 janvier 2005.

Il ne s'agit pas, vous l'aurez compris, de me débarrasser d'un objet devenu encombrant, mais de vous proposer -si vous ne connaissez pas la poésie de Roland Tixier- une invitation à la découvrir, puisque d'autres projets nous lieront à nouveau au printemps 2010…

 

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Dans un registre différent, je vous propose à nouveau le livre publié en co-édition avec Rûdiger Fischer des Editions Verlag im Wald "Da sind Bienen", soit "Il y a des abeilles".

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Voilà, si vous êtes sages et que vous passez bien vos commandes, je vous jouerais du corps de chasse pour la fête de la Merguez, promis, ne négligez pas cette occasion unique.

23 mai 2009

Du sirop pour les guêpes

Voici que l'autre soir, à la brune, et bien que préservant mon anonymat et mon incognito d'une paire de lunettes noires et d'une casquette très irlandaise, je suis abordé par un jeune homme rougissant tel la fraise des bois, et qui m'avoue avoir acquis le jour-même "La flûte de jade", chez mon bon camarade bouquiniste François Gaspari, à l'enseigne, tout justement de "La Bouquinerie". Que nenni, je ne suis pas en affaire avec Gaspari, peut-être devrais-je le regretter !

Ci-dessous, l'affiche du Marché de la poésie, qui se tiendra entre le 18 et le 21 juin place Saint-Sulpice. Le plus difficile sera pour nous d'échapper, le dimanche soir, à la Fête de la Merguez. Et de me demander déjà comment circuler en métro, à pieds, en vélo écolo ce soir là dans Paris libéré par Jack Lang, Claude François et Bob Marley… Il me faut avouer que cette affiche, nouvelle, a son petit côté drapeau moldo-slovaque d'après 1989…

 

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En attendant ce jour des fausses notes, un moment de fado pas crado avec Juliette qui reprend ici, de belle façon, la chanson d'Amalia Rodrigues "La maison sur le port". Chante camarade, le vieux monde est derrière toi, il souffle éperdument dans sa trompette cabossée et te cornaque au train…

 


 

16 mai 2009

A suivre et au-dessus de la mêlée

Puisque vous avez été bien gentils de m'attendre une petite quinzaine, voici deux jolies images de "La flûte de jade" dont au sujet de laquelle je vous entretenais pour pas cher, d 'ailleurs, hier au soir.

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15 mai 2009

Si vous croyez que ça m'amuse…

C'est bien ce soir -en effet, il est un peu tard pour l'annoncer, que Rüdiger Fischer, l'ami allemand, traducteur et apiculteur- se produit  avec son jazz-band (Degoutte, Barthuet, Ménaché) dans la ruche lyonnaise, soit la librairie 'A plus d'un titre", quai Pêcherie, sur les bords de Saône je crois, ou peut-être les rives du Rhône ; je sens que je vais me faire engueuler gravement, là, le lyonnais n'aime pas la confusion.

Beaucoup de travaux de préparation ces jours-ci, maquettes, tirage du carré 61, "La flûte de jade, opus deux". J'avais découvert ce livre à l'automne 2000, à Toulouse. Je ne savais, à l'époque, ni de qui ni de quoi il retournait, mais depuis la lumière s'est faite, oui oui, et ceci grâce à Jean-François Perrin, qui commit jadis au pré # carré "feu d'herbe", un fort joli texte.

Voici ce que qu'écrit Jean-François Perrin de "La flûte de jade" après de patients travaux de recherche qui le menèrent, semelles au vent et baguettes en bataille, jusqu'au pied de la Grande Muraille :

"L'édition originale de La Flûte de Jade est publiée en 1920 (Paris, éditions d'art H. Piazza). Il s'agit d'une anthologie des plus grands poètes chinois jusqu'au XIXe siècle, notamment ceux de la dynastie Tang : Li  Po, Tu Fu, etc. Franz Toussaint (1879-1955) a également publié des traductions de Saadi, les Rubayat, le Râmânaya et toutes sortes d'œuvres issues du monde arabo-persan et de l'Inde. Il n'est pas certain que ses traductions soient de première main, comme le suggère la dédicace de La Flûte de Jade : “À la mémoire de Tsao-Chang-Ling qui est allé dormir dans le jardin des neuf sources après m'avoir confié le soin de présenter aux lecteurs
français ces illustres poésies, choisies et traduites par lui” ; que ce traducteur chinois ait ou non existé, Toussaint semble en effet avoir adapté en prose des traductions antérieures, notamment Le Livre de Jade (1867) de Judith Gautier, et Poésies de l'époque Tang (1862) du marquis Hervey de Saint-Denis. Bien reçu et souvent réédité, ce livre a aussi inspiré les musiciens, notamment Pierre Maurice, Charles Chaynes et Malher (qui lui emprunte De la Jeunesse de Li Po pour Le Chant de la Terre)."

Voici donc quel sera le livret de juin, je précise que c'est en juin 2002 que j'ai publié une première série de textes issus de cet ouvrage. Evidemment, je suis à peu près persuadé que je vais me faire engueuler au nom de "la découverte poétique", comme cela s'est vu après la publication, cet hiver des "Quatrains échiquéens" de Jules Lazard. Misère de moi ! Remarquez bien que ceux qui protestent ainsi ne sont pas souvent ceux qui souscrivent aux textes originaux publiés ça et là par pré # carré ! Passez musettes, sonnez trompettes, fleurissez violettes…

Je reconnais bien volontiers, d'ailleurs, connaître une véritable pénurie de textes à publier, soit que j'ai la dent trop dure, soit que le format proposé, très contraignant, rebute nos amis les poètes (enfin, j'en connais que rien ne rebute hein… j'ai les noms…). Le dernier texte que j'ai souhaité faire paraître, et bien les amis, ça remonte à octobre dernier (Valérie Canat de Chizy "Même si"), ça commence donc à dater. Alors que faire ? Patienter ? Peut-être… Sinon, je me disais en ma Ford intérieure :

"Et si je lançais un concours à travers les revues de poésie ?". Certes, mais j'imagine déjà le tombereau d'emmerdements, la vague de papier, le tsunami d'adverbes, la benne puante de "soleil couchant", l'auge de "cris" et de "silences", les charrois de "bleu", enfin, tous les lieux communs de la poésie poétique déferlant sur mon bureau, mais là-dedans, perdu, égaré, qui sait le diamant dans la merde ?

A suivre…