17 janvier 2012
Il est passé beaucoup d'eau sous l'éponge…
« Au milieu du chemin de notre vie… » ainsi commence « La Divine Comédie » de Dante Alighieri. Ce n’est pas au milieu, mais aux deux-tiers - prétend-elle -, du chemin de sa vie que se situe Christiane Sintès -photographe- dont quelques images sont exposées jusqu’au 28 janvier à l’Espace associatif Alter-Art, 75 rue Saint-Laurent à Grenoble, rive droite.
Rive droite et cette précision n’est pas superflue en la circonstance car Christine Sintès à mis en images des ponts, ceux de sa vie. Ne sont proposés ici que quelques ouvrages qui enjambent l’Isère, à la toute proximité de Grenoble.
Comme l’écrit Vialatte dans « Les légendes vertigineuses du Dauphiné », « l’Isère roule son eau de lessive », sous les polaroïds de Christiane Sintès, ces images décapées, délavées même, le disent, l’écrivent et le donne à lire : fausses teintes, lumières hasardeuses, reflets statiques du serpent en reptation pourtant, Isen bleue ou grasse, noire, boueuse, claire, translucide quelquefois à en lire le poli des pierres – chutes d’anciens ponts qui en balisent le lit. Est-ce cette Isère-là dont on nous dit que sous la passerelle Saint-Laurent, des puits d’eau de plus de sept mètres de profondeur attire des hommes et les noient sans retour ?
On ne sait ce qui rampe avec le Serpent, s’en va dans les tourbillons vaseux à la recherche de la mer, mais c’est là que nous dérivons, et c’est là que nous perdrons pied.
Impossible, après Dante et Vialatte, de ne pas songer non plus aux fameux « 39 polaroïds » de Perec, accumulés pendant la traversée de l’Atlantique alors que l’écrivain se rendait à New-York par bateau en compagnie de Robert Bober, pour y écrire les « Récits d’Ellis Island ».
Curieusement, et on s’y laisse prendre, les cartels qui accompagnent les images de Christine Sintès indiquent le pont suivant, et non pas celui sur lequel la photographe s’est installée afin de réaliser son polaroïd. On reconnaît bien là le procédé tout perecquien du clinamen : « L’idée que l’origine de la vie se trouve dans une inclination, ou déviation fortuite de la vie traversant le néant éternel… » plus modestement ici, ce qui viendra prendre par le travers l’ordre consenti et reconnu pour naturel, le saisir de biais, par le flanc, et fausser la direction que l’on supposait immuable : ainsi du fil de la rivière Isère, toujours contrarié, et de la rectitude de sa passerelle, qui est l’ombilic même de la ville : toujours mouvante, toujours vivante, toujours fragile.
Face à la rivière, face aux ponts, d’autres images réalisées à l’aide d’un appareil à sténopé : il s’agit là d’un procédé photographique des plus rudimentaires : une simple boîte dont l’une des faces est percée d’un minuscule trou qui laisse pénétrer la lumière. Sur la surface opposée au trou vient se former l'image inversée de la réalité extérieure que l'on capture sur un support tel que du papier photographique. On peut dire que le sténopé fonctionne de la même façon que l'œil, il capture les images et les restitue à l’opposé ; peut-être ainsi de la mémoire …
Ici, des compositions comme (re)colorisées, (re)vues et (re)traitées au fil cent fois brisé, cent fois renoué du souvenir. On songe à ces albums des années 50, à des pastels, des teintes floues pour des vies flouées, on songe à Modiano, à des mots inprononcés, à la tentation mutique. Silhouettes, étés obscurs, soleils déclinés, ces photographies invitent, par leur inertie, au lent souci du passé, et, tel le travail secret de la Camera Obscura, à l'errance des flux inversés…
Christiane Sintès : "Ostinato" Espace associatif Alter-Art, jusqu'au 28 janvier
75 rue Saint-Laurent, Grenoble.
22:45 Publié dans Les belles images | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : christiane sintès, alter-art, grenoble, rue saint-laurent, prec, modiano, dante, rive droite, vialatte, bober, polaroïds, récits d'ellis island, new-yorck |
Facebook
14 janvier 2012
Tête au carré
Etonnant, non ? Je ne l'avais pas faite encore.
J'ai reçu hier ces trois images d'une lectrice fidèle : ceci m'a donné idée de constituer un album dont vous, lecteurs, abonnés, seriez les contributeurs. Il suffirait de réaliser quelques images de vos pré # carré et de les faire suivre sur notre adresse mail : precarre_editeur@orange.fr, ainsi je les ajouterais à l'album de famille.
Un voyage à travers les bibliothèques, et aussi les quinze années écoulées depuis ce 2 octobre 1997 où je lançais au large la petite voilure carrée …
12:46 Publié dans Les belles images | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
11 janvier 2012
La part des anges
Bonjour, j'ai eu envie, en ce début d'année qui annone, de quelques changements mineurs sur ce blog; outre la couleur, je m'apprête à modifier les listes, et je commencerai par installer les noms des peintres, photographes, plasticiens et illustrateurs amis. Plus tard, je m'occuperai du sort des éditeurs, auteurs, revuistes et prisonniers de guerre.
Je m'interroge quant à la disparition des albums-photos ici déposés depuis quatre années, ne subsistent que les "Coquelicots"… Mystère au Boulodrome …
Sinon, suite à mon appel du 7 janvier, vous avez été 1274 à vous abonner en quatre journées, je savais bien que ça allait marcher !
19:28 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
07 janvier 2012
Un peu de publicité auto-confondante avant les soldes
Vous avez déjà été -bien avant l'été- plus de mille à visiter ce blog, depuis le début de cette année 2012. Vous le savez, ou ne le savez pas, mais pré # carré ne vit et ne survit et ne publie que grâce au soutien de ses amis et abonnés, à l'exclusion de tout autre presse-bouton institutionnel.
Voici pourquoi je vous propose de vous abonner aux publications de pré # carré : ainsi, vous recevrez les quatre livrets de saison, soit "L'inflexion du vivant", de Sylvie Fabre G., "Des coquelicots", de Samantha Barendson, "Nœuds de saule", de Louise Warren, et "Quelques poèmes plus tard", de Michaël Glück, tous fort belles et beaux et estimables poètes.
Puisqu'il faut tout vous dire, cliquer sur le lien ci-dessous vous permettre d'accéder en douceur au Nirvana de la poésie, sans recevoir pour autant de coups d'estoc ou de revolver… Profitez de votre bonheur, en 2012 c'est Satori dans la prairie.
Et puis l'on ne doit en permanence prétendre soutenir et aimer la poésie sans une fois au moinsAbonnement 2012.pdf lui donner les moyens de poursuivre sa route ! Merci à vous.
En plein milieu le lien, impossible Nouveau catalogue.pdfd'y échapper !
(Dans le catalogue, la collection des "36 choses à faire avant de mourir" est à présent épuisée)
"Des coquelicots" de Samantha Barendson/couvertures des livrets toutes originales d'Aline Frienck-Coton.
12:26 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
03 janvier 2012
Le Pont du Change
Voici deux années que l'aimable mais néanmoins redoutable Jean-Jacques Nuel, qui longtemps dissimula sous le gilet pare-balles du fonctionnaire appliqué et rigoureux un esprit de serial killer à la hache, a créé les éditions Le Pont du Change.
5 livres ont parus depuis, avec l'esquisse de deux collections : l'une serait consacrée aux heurts et malheurs de la papeterie et des ses affidés, avec d'emblée la publication du très aiguisé : "Tu écris toujours ?" de Christian Cottet Emard, un "Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage", narrant les déboires, déconvenues et diverses aventures de l'écrivain en goguette, en résidence, ou en salon. Cet ouvrage est salutaire pour tous ceux qui voudraient ne plus écrire ; hélas, nous n'en connaissons que fort peu… C'est même le trop plein, comme disait Charles… L'autre titre est un recueil d'articles d'Alphonse Allais (1854 -tiens un contemporain de Rimbaud !-1905 (tiens, un contemporain de Jules Verne !) extraits des " Œuvres posthumes". Avec l'esprit qu'on lui connait -ou celui qu'on lui suppose (tous les "bons mots" sont de Guitry, Courteline ou Allais, c'est bien connu) - Allais prévoit les énergies nouvelles, il propose des solutions pour l'amélioration de la qualité de l'air en ville, envisage la conférence téléphonique pour les députés, suggère aussi la création d'un plage à Paris… Faudrait peut-être le prendre au gouvernement…Y'a de la d'mande …
L'autre collection pourrait être une collection de poésie, j'emploie ici le conditionnel car les trois titres parus à ce jour sont du même auteur : Roland Tixier. Il neigeait sur le Cours Tolstoï, à Villeurbanne en janvier 2000 et on ne sait par quelle mécanique silencieuse la machine Tixier s'est mise en route à ce moment-là et a, depuis, laissé floconner des milliers de poèmes désignés par leur auteur sous le terme générique de : "Haïkus urbains". "Simples choses", "Le passant de Vaulx-en-Velin" dernier paru avec le concours de la Ville de Vaulx, justement, permettent d'aligner les poèmes de trois vers, de visiter, au petit pas de leur auteur, la ville et ses éclats, ses lueurs, ses néons, son obscurité et au final son mystère et celui des êtres qui la peuplent.
"quels terribles visages
maintenant que l'on peut
parler seul dans la rue"
"bus au cœur de l'hiver
vague bruit des essuie-glaces
questions sur les visages"
"premier grand soleil de mars
venu du fond des âges
secousse dans la poitrine"
Avant ce "Passant de Vaulx-en-Velin", Jean-Jacques Nuel publia, à la fin de l'été, une réédition de : "Chaque fois l'éternité", du même Tixier, un recueil paru à l'origine en 1989. Chronique d'un été en Limousin pour l'enfant de la ville qu'était Tixier, la vie d'avant, l'énumération précise et sensible d'un temps enfui, si ce n'est d'un monde disparu nous ramène, comme vingt années plus tard, à l'essentiel de nos vies : le temps, le cœur, nos secrets, nos espoirs, nos souvenirs…
Je vous souhaite pour cette année de découvrir la poésie de Roland Tixier, si vous ne la connaissez pas encore - Je l'ai beaucoup publiée moi-même -, et je vous souhaite de belles découvertes avec "Le Pont du Change", de Jean-Jacques Nuel.
Pour ce qui concerne pré # carré, l'abonnement est possible et même souhaité, et je serai le dimanche 8 janvier à 17 heures à nouveau l'un des invités du Cabaret Poétique" de Frédéric Houdaer, au Périscope, à Lyon.
22:02 Publié dans Anthologie portative | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : thierry renard, claude renard, cabaret poétique, le périscope, vaulx-en-velin, jean-jacques nuel, roland tixier, le pont du change, christian cottet emard, alphonse allais, courteline, guitry, jules verne, rimbaud, frédéric houdaer |
Facebook
16 décembre 2011
A la revoyure, les aminches
C'est sans doute la der de l'année, à moins que la dure année ne dure ; ça semble être mal parti pour elle.
Voilà, les rouges pétales des Coquelicots d'hiver sont partis aux quatre coins de l'hexagone fleurir les tables de Noël. La poésie de Samantha Barendson, soulignée à merveille par le travail d'Aline Frienck-Coton est arrivée à destination, reste à savoir qui elle touchera, mais je n'ai guère de doutes à ce sujet.
Avec Aline Frienck-Coton, échange de coquelicots, le lundi 21 novembre à Enghien-les-Bains.
Je voudrais souligner ici -là où l'on dit tant de méchancetés sur tout et tous, comme vous l'avez pu constater- le plaisir et la fierté que j'ai eu à travailler avec Aline, qui s'est engagée sur un coup de cœur dans ce projet monumental. En quelques trois mois, elle a peint les 50 feuilles format raisin (50x65) que je lui avais confiées. Outre le chiffre, et donc la surface que cela représente, c'est la qualité de son travail, son sens de la couleur et l'interprétation fine et sensible du texte de Samantha qu'Aline a su capter. Aussi, comme il est indiqué à la fin de chacun des livrets : "Remerciements et gratitude."
L'année carrée se termine donc, je serai ce samedi 17 après-midi une dernière fois dans l'atelier de Vio, au n°48 de la rue Saint-Laurent pour y proposer les carrés de poésie et boîtiers "Florilège", si vous êtes dans le coincoin des canards, au prix où sont les choses -s'pas- il serait bien bête d'en priver qui que ce soit : vous, moi, ou ceux que vous aimez tant.
Vous le savez, j'ai été travaillé, depuis plusieurs mois, par un vrai dilemme : "Stop ou encore ?". C'est peut-être ce qui a incité beaucoup, beaucoup, beaucoup trop d'entre vous à ne pas renouveler le bail carré, il est bien dommage d'en parler ici, mais que 50 à 60 d'entre vous aient quitté la maison me laisse un peu amer; les implications financières bien sûr, mais aussi, et souvent, la tristesse causée par le fait que des personnes qui … depuis des années… soutenaient ce travail… Un contexte affectif existe, il serait difficile de le nier, mais c'est ainsi, il n'y aura plus de piqûres de rappel, elles ont été faites tout au long de l'année (mars, juin, octobre, décembre… ) et je n'y reviendrai pas.
Alors, pour ce qui concerne le : "Stop ou encore ?" Et bien, un calendrier se construit, peu à peu, pour la saison prochaine, tranquillement ; j'allais écrire, un peu malgré moi, sur l'inertie… L'affaire est donc en cours au moins jusqu'à juin 2013. Ca paraît loin, comme ça, mais je vous assure que non.
Voilà, que les jours à venir vous soient heureux, c'est bien le moins que je vous puisse souhaiter !
17:19 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : samantha barendson, aline frienck-coton, vio, coquelicots |
Facebook
28 novembre 2011
Le temps des fleurs en couleurs …
J'étais à la Poste cet après-midi pour quelques menues emplettes timbrées, un "Colissimo", notamment. Et bien figurez-vous qu'à présent, la Poste vous propose, fort aimablement, un peu comme une douce invite, de colorier vous-même votre paquet ! Si c'est pas du travail au noir et en couleurs ça ! Avant on était usager du service public, on en devient client et même coloriste. Essayez donc de filer le boulot à vos enfants, qu'ils lâchent un peu la console et empoignent feutres et crayons : les pauvres marmousets ne vont plus rien y comprendre, et encore heureux s'ils ne vous démolissent pas le paquet (9,62e quand même.) Essayez de vous faire rembourser après ça : à mon avis c'est macache balpeau trou de balle qui pue. Peut-être que bientôt, y'aura un de ces géniaux créatifs qui aura idée de nous faire lécher les timbres… Tout peut arriver …
C'est vraiment l'exploitation de l'homme par le postier, surtout qu'il y a une sacrée surface à remplir, enfin, ça dépend du modèle, et on ne vous fournit pas les crayons.
Fin d'année qui se boucule un brin, outre les travaux de coloriage, il est bien temps que je vous donne des nouvelles du front rouge coquelicot. dans quelques jours, je publierai le carré 71 : " Des coquelicots", par Samantha Barendson. Toutes les couvertures de ce livret ont été réalisées (sur papier Tiziano rouge), par Aline Frienck-Coton. Ce projet entre auteur est le fruit (rouge) de rencontres Facebook; ainsi je croisai Samantha l'hiver dernier, ainsi je croisai Aline et son beau talent cet été.
Et une jolie image pour donner envie envie de s'abonner, ou de recevoir bientôt, pour 6e port compris, l'une de ces fleurs fragiles. Une cinquantaine d'exemplaires sont publiés en espagnol, la langue maternelle de Samantha.
Je serai ce samedi 3 et dimanche 4 décembre à "L'heure Bleue", à Saint-Martin d'Hères, pour le Marché de la petite édition de la Maison de la poésie Rhône-Alpes. Tout ceci n'est pas très clair : voilà un salon qui ne fonctionnait pas du tout, ou très mal. Plutôt que de chercher des solutions, de solliciter des avis (et nous en avons, n'est-ce pas, et des bons !) les gens de la Maison de la Poésie l'ont supprimé, sauf que non, puisque il y a un salon, mais qu'il n'y en a pas. C'est à dire qu'on organise quelque chose qui ressemble à un salon mais qui en est un sans en être un, en invitant quelques éditeurs du copinage-commérage, ce dont je ne peux me targuer de faire partie, puisque je suis invité en payant un droit d'entrée. C'est ça l'hospitalité : on t'invite mais tu payes… Quant à la fameuse mission de soutien à la création en Région, définie très clairement dans les statuts de l'association "Maison de la poésie Rhône-Alpes" : "Va comprendre Charles…"
Je précise tout de même que je suis adhérent de la Maison de la poésie Rhône-Alpes, que c'est à ce titre que je participerai à ce salon, parce que c'est mon job, mais que je ne payerai pas ! ho non non non ! plutôt colorier des colis pour la Poste !
DP_16eFestivalInternationalPoesie_VD-1.pdf
Autre registre, le dimanche 11 décembre, je serai invité par mon amie Vio, en son atelier, afin de proposer la collection carrée aux badauds de la brocante rue Saint-Laurent. Même programme le samedi 17.
Allez, à bientôt, et ne vous emmêlez pas les crayons …
21:53 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : la poste, samantha barendson, aline frienck-coton, coquelicots, amapolas, maison de la poésie rhône-alpes, vio, rue saint-laurent, va comprendre charles |
Facebook
22 novembre 2011
En novembre, range ton membre
Voici voilà bien longtemps que je n'étais venu, et les frimas naissants m'incitent à vous proposer cette amicale profession de froid. J'ai été fort occupé faut dire : le dimanche 6 j'étais à Voiron pour le très agréable et intelligent "Livres à vous", proposé par l'aimable Bernard Molle et la bienveillante Marilys Courel ; pré # carré a été choisi, je crois, par un comité de lecteurs parmi de nombreux éditeurs en région, et j'en suis fort aise. Puis le ouiquène d'ensuite, je m'en fus en Ardèche à Vogüé où je participai aux "Territoires de l'écrit", là je retrouvai le doux Pierre Présumey en compagnie de qui nous évoquâmes la publication d'un nouvel ouvrage, qui serait assorti d'aquarelles du charmant Jean-Pierre Petit. La parution de l'ouvrage serait décidée pour le début du prochain été, après souscription mugnificente de la part de nos fidèles pré # carreleurs. Nous visitâmes à Lagorce la galerie Mirabilia, animée par la délicate Dominique Thibault, et nous admirâmes le magnifique travail de Gérard Lattier, dont nous vous invitons à découvrir, en vidéo sur le site de Mirabilia, l'œuvre iconoclaste et le propos anarchisant. Cherchez bien vous allez trouver.
Ce dernier ouiqène nous fûmes à Paris, où nous explorâmes en touriste ébaubi le Salon du livre indépendant (de l'étagère, ce qui peut poser des problèmes de stabilité.) Nous rencontrîmes notre camarade estimable Massot Jean-Louis des "Carnets du Dessert de Lune", et fort hélas, nous apprîmes le décès, survenu en juin dernier, du magnifique Jean-Louis Ughetto, qui fut notre éditeur pour nos "Petites fadaises à la fenêtre", parues en 2004 aux éditions qu'il avait créées en la compagnie de Jean-Miche Humeau et Florence Pétry : "La Chambre d'Echos". J'aimais bien Jean-Louis que j'avais toujours plaisir à retrouver sur l'un ou l'autre salon du livre, il avait été longtemps preneur de son pour le cinéma, et je ne manque jamais de repérer son nom lorsqu'il apparait au générique de l'un des films de cette époque (les années 70 et 80). Hors de ça, un type de convictions, de caractère (voire de sale caractère comme on aime), résolu, et bon écrivain, il laisse quelques livres, parus pour le principal, je crois, à La Chambre d'Echos.
Salut l'Homme !
Ce blog a connu au début de ce mois de novembre des pointes tout à fait étonnantes de fréquentation, jusqu'à plus de 500 visites par jour quelquefois, ceci ne laisse pas de m'étonner d'une grande surprise, surtout si j'en juge pas les maigrelets résultats de la campagne de réabonnement de cet automne -Voilà que j'en reviens à ma vieille marotte et à mes roucoulades- vous êtes toujours encore une cinquantaine à ne pas être revenu sous la houlette du grincheux berger que je demeure. J'aurais juste aimé terminer l'année tranquiètement, mais est-ce là mon lot ?
15:38 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : livres à vous, voiron, marilys courel, bernard molle, ardèche, pierre présumey, dominique thibault, lagorce, gérard lattier, salon du livre indépendant, jean-louis massot, carnets du dessert de lune, jean-michel humeau, florence petry, jean-louis ughetto, jean-pierre petit peintre.. |
Facebook
30 octobre 2011
Wigwam et Wamwig
Voici un an, Jacques Josse mettait fin, après 19 années de travail, à l'aventure Wigwam. J'ai toujours dit le grand bien que je pensais de la maison d'édition (le tipi…) de l'ami Jacques. Avoir publié, voici près de 10 ans déjà, un des fameux livrets alors brique(ils devinrent rouge peu après), reste pour moi une grande fierté, un texte nécessaire et surtout reconnu comme tel par le maître d'œuvre de la Maison rouge; Pour cela aussi, merci Jacques.
C'est à l'initiative d'Erwan Rougé qu'a été concocté, au printemps dernier déjà et bien vite passé, le Wamwig que voici. Livre hommage dont les textes sont signés par ceux qui furent et resteront les auteurs Wigwam. Je ne sais si quelque secrète fraternité nous associe, hommes et femmes du lieu, mais pour sûr, nous sommes heureux d'avoir croisé un jour la piste du Sioux de Liscorno, près de Lanvollon et de n'avoir pas perdu sa trace. Pour cela aussi et encore, merci Jacques.
Longue vie et belle écriture à toi en poésie, comme homme des terres et des mers de Bretagne.
Je serai le dimanche 6 novembre au salon "Livres à vous" de Voiron (38), puis les samedi 12 et dimanche 13 novembre aux "Territoires de l'écrit" à Vogüé, en Ardèche.
14:31 Publié dans Anthologie portative | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : jacques josse, wigwam, erwan rougé, wamwig, livres à vous, voiron, vogüé, ardèche |
Facebook
23 octobre 2011
Ca tombe sec !
Retour de Paris et du Salon de la revue qui fut une bonne cuvée. Mauvaise surprise aussi avec un disque dur ayant rendu son âme de machine en mon absence; après 6 mois d'usage, intensif certes, mais judicieux, ça agace. Quelques travaux perdus et à recommencer -ceux de ces dernières semaines- ça agace encore, d'autant qu'avec la présence de deux disques durs externes, eux, sur mon bureau, j'aurais pu me la donner… Tststststs … Agaçant, voilà le mot.
Belle découverte aux Blancs-Manteaux, la revue "A Verse" dont j'ignorais l'existence, ce qui est bien normal puisque je suis un vieux con aigri, pauvre et venimeux et que je n'aime personne. Je devrais d'ailleurs les détester, ces jeunes gens, puisqu'ils sont beaux, riches, pleins de talents et d'énergie : tout mon contraire, mais bon, acoquinons-nous avec la jeunesse et jouons les Papys Gâteau de l'édition en grinchant tout notre saoul.
" A Verse est une revue de poésie qui a pour ambition de mettre en valeur les nouveaux talents de la poésie contemporaine." Sur ce que j'ai pu découvrir, le projet semble bien engagé : Stéphane Korvin, Laura Petrecca, Tereza Riedlbauchova, Irène Gayraud, Blandine Douailler, Matthias Friedrich et je ne peux tous les nommer sont des poètes de qualité, maturité d'écriture, cohérence… je souhaitais juste faire part de mon coup de cœur pour A Verse, au point d'envisager un projet de publications carrées, en compagnie de quatre ou cinq auteurs de cette Maison Parapluie. La balle qui rebondit ovale est dans votre camp, j'espère échanges (musclés) et partages (équilibrés).
J'étais bien en questions (Stop ou encore ?) par rapport à la poursuite ou non des activités de pré # carré, certes le doute subsiste et ne me quittera plus je pense, mais si de nouveaux engagements, tels celui-ci, se font, se lient, alors, pourquoi pas, pourquoi pas ?
Vous pouvez bien sûr vous abonner à "A Verse" en suivant leur lien, et vous êtes, à ce jour, une cinquantaine sur cent à avoir renouvelé, cet automne, votre soutien à pré # carré, c'est bien, mais ce n'est point assez encore ! Voici pourquoi :
Faites-le, c'est comme ça que ça vit.
16:45 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
11 octobre 2011
On va se revoir
C'est entre vendredi 14 et dimanche 16 que pré # carré participera au 15ème Salon de la Revue, à l'Espace Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, Paris IV. Pour cause de grève anti-sarkozyste, je n'avais pu m'y rendre voici un an, mais Camarades me voici !
Rendez-vous donc sur mon stand et à la buvette, avec tous les amis de Paris et de banlieue qu'on aime ! Et si vous me voyez faire cette tête, c'est certainement que tout va bien.
12:41 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : salon de la revue, espace blancs-manteaux, paris |
Facebook
05 octobre 2011
Requiescat in pace
Voici 11 années, je lançai cette collection des "36 choses à faire avant de mourir" d'inspiration Oulipienne, et dont vous trouverez le postulat dans le document ci-dessous, à condition de l'ouvrir, c'est là qu'est la finesse.
La collection s'est achevée voici un an, avec une ultime contribution d'Hervé Bienfait, écrivain ami. Pour la dernière saison, je propose cet ensemble aux lecteurs, toute chose ayant sa fin ; c'est pourquoi j'ai le grand plaisir, chers fidèles de ce blog si bien fréquenté, de vous la dévoiler ici :
36 choses bulletin de commande..pdf
Je ne doute point que vous soyez sensible à cet honneur, et, en guise de remerciement, sachez que je viendrai à vos obsèques pour y chanter vos louanges, consoler vos veuves et morigéner votre progéniture.
13:50 Publié dans 36 choses à faire avant de mourir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : 36 choses à faire avant de mourir, hervé bienfait |
Facebook
29 septembre 2011
L'inflexion du vivant
… Par Sylvie Fabre G., vient de paraître : c'est le carré n°70. Si vous êtes abonné, il est dans votre boîte aux lettres, allez vite voir, si vous ne l'êtes pas, c'est bien dommage, car ce très beau texte, comme d'autres très beaux aussi à paraître, va vous échapper et ne comptez pas sur moi pour vous plaindre, c'est pas le genre de la maison !
Voyez donc comment qu'il est beau ce carré-là ! Et à l'unité, il ne vous en coûtera pas plus de 6 euros.
Octobre c'est aussi le temps des réabonnements, et le souci qui accompagne cette prestation, combien à revenir dans le giron carré ? Combien de marins, combien de capitaines … Combien de poètes qu'y faut qu'on les publie pour recevoir leur obole ? Les nuits noires sont de retour ! Néanmoins, afin de soulager votre conscience malmenée par tous mes anathèmes, vous pouvez remplir ceci :
Et le retourner dument rempli, avec l'incontournable chèque certifié : que des belles feuilles je vous dit !
Je reviens prochainement vous parler des nouvelles publications du Pont du Change, de mon camarade nouvellement retraité Jean-Jacques Nuel. C'est ça la vie, d'abord on vous maltraite, ensuite on vous retraite.
Au programme aussi, les publications et les projets de la saison 2011/2012 : bientôt dans cette salle, trop facile.
17:26 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
19 septembre 2011
Stop ou encore ?
Trois belles lectures entre vendredi et samedi chez Alter-Art. Sylvie Fabre G., Jackie Plaetevoet et Emmanuel Merle vendredi soir, Samantha Barendson, Elisabeth Chabuel et Mylène Mouton pour un apéro poétique, puis Pierre Présumey en fin d'après-midi ont permis la réalisation d'un beau programme, réunissant pour chacun de ces moments entre vingt et trente personnes.
Ce sont des moments comme ceux-là qui donnent envie de poursuivre; je le disais déjà après ma visite à Laval et Rennes en juin dernier. Vous l'aurez bien entendu, depuis un petit moment -une grosse année- je suis en question par rapport à pré # carré, par rapport à l'édition, par rapport à la relation au texte, par rapport à la relation aux auteurs.
Alors, stop ou encore ? De quel côté penche la balance à l'abord de cette quinzième saison d'édition ? Les doutes, les questionnements sont là, de plus en plus présents et font vaciller ma décision et mes indécisions, je l'avoue.
Quatorze ans, c'est long, c'est beaucoup de travail, c'est beaucoup de temps, d'énergie consacrés essentiellement aux autres, j'y ai aussi trouvé mon compte en terme d'ego, je ne vais pas le nier, mais ce qui m'est apparu longtemps comme un vrai plaisir : rechercher, trouver, éditer, publier, me semble devenir de plus en plus une contrainte, une charge, une lourdeur et un temps pris à mon propre travail d'auteur, si je publie depuis quatorze années, voici tout de même quarante-cinq ans que j'écris, ça compte un peu pour moi et nulle part le temps ne s'allonge.
Certes, j'ai retiré beaucoup de satisfactions de ma relation aux auteurs, aux créateurs pendant tout ce temps, mais bien des choses me semblent avoir changées depuis le début. J'ai souvent, de plus en plus souvent le sentiment que le système marchand a gangréné bien des esprits, je ne trouve plus guère de générosité dans les rapports avec "la nouvelle génération", tout semblerait, pesé, décidé, déterminé, et à l'évidence, nul n'aurait plus rien sans rien, ni eux ni moi. Vieux ricaneur blasé, je laisse dire, car je sais bien que rien ne se passe jamais ainsi, mais tout de même, certains comportements me pèsent, de plus en plus.
La difficulté grandissante à choisir des textes, les hésitations, les doutes me font examiner la situation objectivement, et me laissent pourtant dans cette indécision qui n'est pas de mon tempérament : Stop ou encore ? Nul ne peut dire je crois, et surtout pas moi, qu'il ne doit rien à personne, mais l'envie de jeter l'éponge est là, plus ou moins prégnante selon les journées, depuis vendredi ça penche plutôt dans le positif, qu'en sera-t-il demain, dans un mois, dans six ?
Dire aussi que la perspective de jeter à bas ce qui a été bâti depuis 1997 (il suffit de consulter le catalogue) me fait un peu froid dans le dos, mais je sais bien que nul n'est incontournable : "De bien plus grands que moi sont morts", écrivait Henri Beyle… n'empêche… je ne peux être blasé en tout…
Juste, rester un honnête homme, en accord et en cohérence avec soi-même, son travail et ses désirs… rude tâche…
Vous aurez la gentillesse de ne lire dans mon propos que les éléments d'une réflexion, mais nulle amertume ou aigreur, pas plus que les termes d'une décision qui serait déjà prise… Je me donne le droit d'avancer à reculons, d'un pas à la fois.
J'aime bien cette photo tout à fait naturelle, pendant la lecture de samedi matin, Elisabeth Chabuel, Samantha Barendson, Gérard Vandome, responsable d'Alter-Art et mézigue.
Sinon, abonnement et catalogue sont de saison, servez-vous vous-mêmes, la bonne est en congé.
17:37 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : alter-art, sylvie fabre g.jackie plaetevoet, samantha barendson, mylème mouton, élisabeth chabuel, pierre présumey |
Facebook
07 septembre 2011
Mon patrimoine sur la commode
Des nouvelles un peu moins faisandées, c'est souhaitable n'est-ce pas ? L'année commence bien puisque les 16 et 17 septembre, pré # carré organise, conjointement avec Alter-Art, ceci :
Evidemment, ce n'est pas de la petite bière. Il me faut avouer aussi que la venue de Pierre Présumey est un évènement, sans établir d'échelle de valeur avec nos autres et prestigieux invités. Le poète comme l'homme sont assez rares dans notre demi-monde mondain pour que chacun mesure sa chance, puis profite du bonheur de le rencontrer ce samedi 17 septembre à Grenoble.
Voilà, le programme est copieux, mais pas indigeste ! A très bientôt sous les flonflons ! Et n'oubliez pas de vous abonner, c'est ici :
10:29 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : pierre présumey, emmanuel merle, sylvie fabre g. jackie plaetevoet, alter-art |
Facebook


















