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26 janvier 2008

Pierre Présumey au pré

Il est bien temps de le dévoiler, mais la grande affaire de l'année sera la (re) publication, au début de l'été, des livrets de Pierre Présumey, parus entre 1982 et 2008, tant chez mon prédécesseur Roland Tixier (le pré de l'Age), qu'au pré # carré, c'est vrai, Roland du pré de l'Age mène 4-1, mais la deuxième mi-temps sera serrée !

Cet ensemble -hors-collection- intitulé "Pierre Présumey au pré", comportera 6 livrets, soit :

cela convient, cela suffit

pré de l'Age, 1982

pré # carré, 1999

le coeur besogneux

pré de l'Age, 1987

la bonne épaule

pré de l'Age, 1990

lettre aux amis du bord de l'eau

pré de l'Age, 1993

un pas à la fois

pré # carré, 2005

A cet ensemble, déjà conséquent, s'ajoutera un recueil inédit :

"Continuer"

 

Je n'ai jamais le désir d'expliquer, ou de démontrer les pourquoi du comment -faute d'assise et d'envergure- penseront certains. Je préfère croire, à la manière du Grand Victor, que " La forme c'est toujours un peu du fond qui remonte à la  surface". Je peux simplement me dire heureux que Pierre Présumey, comme Roland Tixier, son éditeur du pré de l'Age, m'aient accordé leur confiance, pour mener à bien ce projet essentiel. C'est une responsabilité importante pour moi que de redonner forme à des textes de cette dimension, et que de saluer un poète tel que Pierre Présumey.

En temps utile, vous aurez toutes les informations quant aux modalités de souscription. Je souhaite bien entendu que vous soyez très nombreux à soutenir ce projet, à l'accompagner.

Nous retrouverons Pierre Présumey le samedi 31 mai sous les Lampions de Civrieux d'Azergues, pour notre désormais traditionnel moment de lecture et de rencontre en poésie, organisé en collaboration avec l'association Effervescence.

Vous dire aussi, mais c'est un autre registre, que vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter ce blog -à croire que mes plaisanteries fines vous intéressent...- Environ 40 personnes par jour depuis début janvier; hélas, le jeune Vinau Thomas détient toujours la couronne du seul abonné Made in Blog ! Je me prends à rêver que sur ces 40 visiteurs du quotidien, un seul par jour décide de sauter le pas, afin de recevoir At home toutes les mugnificences dont je cause, 36 choses et poésie !

C'est ça qui serait bien ! 30 abonnés par mois ! 360 par an ! C'est à croire, mes rebelles, que vous avez des oursins dans le morlingue !

Vous pourrez trouver le Bulletin d'abonnement en farfouillant dans la note du dimanche 20 janvier "Drôle d'impression" ! En attendant, soyez sages et restez purs !

24 janvier 2008

36 choses... À la poursuite du diamant verbe...

Hamid Debarrah est mon voisin... Quant à Michel Calonne, seule l'Isère nous sépare !

36 x Hamid.pdf

Michel Calonne...36 choses.pdf

20 janvier 2008

36 choses à faire...

Voici, en cette nuit douce de janvier, les "36 choses à faire" d'un doux homme qui doute...

Patrice Maltaverne.36 choses...pdf

Léger, de plus en plus léger...

Carré n°54 achevé d'imprimer sur Brother laser HL-5270 DN,
ce dimanche 20 janvier 2008, à 11 heures et 55 minutes.
Premier tirage de 300 exemplaires restant à massicoter, puis à plier, percer et coudre.

Ceci en écoutant le doux bruit de la machine, accompagné dans un ordre aléatoire par :

Goran Bregovic et Kayah
Le temps des Gitans, du même Bregovic
Miles Davis -Decoy-
Christian Escoudé -A suite for Gypsies-
Tom Waits - Mule variations-
Tom Waits -Asylum years-
Gérard Manset -Obok-
François Béranger chantant Félix Leclerc.


En mâchant un peu de chouingum Hollywood,
en buvant une ou deux (voire deux), bouteilles de Duvel,
en assassinant à l'Opinel un Saint-Félicien, sur linceul pain de campagne,
en respirant à l'occasion un fiole d'huile essentielle (petit grain bigarrade),
en étant content de me dire je n'ai plus la crève,
en pensant je devrais faire le ménage, dans ce putain d'appartement poussiéreux,
en recevant par mail les "36 choses à faire"" de Dominique Gaubert, qui m'ont bien amusé,
en me disant la vache, encore du boulot, quel chacal ce Gaubert,
en admirant de temps à autre le beau papier acheté hier,
en le caressant du bout des doigts,
en recevant un coup de téléphone de Stéphanie,
en songeant :


"C'est dimanche, il fait beau sur la mer".

Drôle d'impression...

C'est parti, dans les belles largeurs, pour mars 2008...

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Je suis allé cet après-midi chercher le papier de couverture des livrets de mars et juin... Holalaalala comme c'est beau ! si vous pouviez le voir là de suite, vous vous abonneriez, j'en suis persuadé ! Quant aux textes... attention... Je viens de vendre mon avant-centre Hugo Victor pour acheter un demi-centre Guatémaltèque qui jouera du crampon à l'arrière, avec option canapé cuir et sirène alanguie si le sponsor n'est pas déclaré en faillite dans les 12 années à venir... Précipitez-vous, bientôt, les places s'arracheront au marché noir...

l'abonnement 2008.pdf

18 janvier 2008

Le lion dans la neige

J'emprunte ce titre au beau livre d'Arrabal "Arrabal, sur Fischer" qui l'utilisa pour nommer la onzième partie du match du Championnat du monde d'Échecs entre Bobby Fischer et Boris Spassky, en 1972, à Reykjavik.

"Le lion dans la neige".

Bobby Fischer est mort aujourd'hui.
Quel rapport me direz-vous entre les échecs et la poésie ?
Mais les échecs sont aussi la poésie.

Avant que de devenir ce vieillard hirsute (de 64 ans !) dont on exhibe aujourd'hui l'image dans la presse ignorante et venimeuse, Bobby Fischer fut cet enfant seul, dans le plus total abandon, dans son blok, dans New-York, enfermé, reclus au long des journées, sa mère en garde-chiourme, son père enfui. Un gosse de Brooklyn, un petit blanc chétif et pourtant déjà carbonisé.
Puis il fut ce trait sec, ce dard, cette pointe vive au coeur du jeu. Le génie, le joyau à l'état pur, le pur cogneur dont chaque coup flinguait mortellement, comme le furent ceux d'un Clay, ou d'un Rimbaud. Si la main à plume vaut la main à charrue, la main du matador vaut celle de l'horrible travailleur.
Utilisé par la propagande américaine contre le système soviétique incarné par Boris Spassky, il fut moqué pour ses exigences jugées démesurées : le silence, le droit d'être seul, de penser seul, et celui de se battre seul. On tenta de le ridiculiser, de le réduire à une diva colérique. On ne réduit pas une tel joyau, on ne l'écrase pas du talon, on n'en ôte jamais un éclat.
On lui vola les deux premières parties, mais son génie, son verbe échiquéen, son sens de la poésie, son sens de la position éclatèrent, et Spassky fut défait.
Fischer, instrument de la guerre froide, ils le crurent. Fischer s'en moqua et, en 1975, il ne songea même pas à défendre son titre. Des petits voleurs à l'abri des grands arbres dans la sombre forêt le dépouillèrent pour offrir, sur une brique ébréchée du mur, une pâle gloire au sinistre Anatoly Karpov, le plus pur produit du système soviétique de ce temps.

J'ai vu, en 1990 à Lyon, lors d'un autre Championnat du monde, Karpov face à Gary Kasparov.

"Comment est-il possible, me disais-je, de jouer aux échecs sans jamais, un instant, regarder l'autre en face ?".

Cette stratégie de roseau mouillé capota dans les grands fonds, tant Kasparov appuya ses crochets, ses uppercuts, tant Kasparov, autre géant, autre cogneur, faisait souffler la tempête... Karpov, cet homme frêle, craqua et se brisa en fibres poisseux.

Puis Fischer disparut, de très longues années, les légendes les plus insanes couraient sur son compte... Reclus dans un château, vivant sur une île ravagée par les vents, planté au coeur de New-York dans un appartement de 64 pièces dont chacune était décorée d'un jeu d'échecs géant...

Il réapparut en 1992, pour une "revanche" fantoche contre Spassky, en pleine Serbie, au moment de l'embargo américain et européen. Un mandat d'arrêt international fut lancé. Traître à son pays, ils le jugèrent ainsi, il fut emprisonné.

C'est en Islande que Bobby Fischer vient d'achever sa vie. Fin de partie, eût dit Beckett.
Lisez chaque partie de Bobby Fischer comme un vrai poème, bien loin de cette mauvaise poésie qui tambourine à nos enclumes et asphyxie notre coeur.

Je reprends le volume d'Arrabal et je savoure le nom des parties de cet été 72, car on nomme certaines parties aux échecs, les plus belles, les plus franches, les plus émouvantes, les plus brutales.

Partie n°1 : "Mourir debout"
Partie n°2 : "La bureaucratie sans tango"
Partie n°3 : "J'irai comme un cheval fou"
Partie n°4 : "Résistance à la lumière de la lune"
Partie n°5 : "Le danseur et les unijambistes"
Partie n°6 : "L'anarchiste régicide"
Partie n°7 : "Un mélodrame sublime"
Partie n°8 : "Cérémonie pour un samouraï"
Partie n°9 : "Gambit passionné"
Partie n°10 : "Les yeux de bois"
Partie n°11 : "Le lion dans la neige"
Partie n°12 : "Parmi les colombes noires"
Partie n°13 : "De chair et de sang"
Partie n°14 : "Cigale confuse"
Partie n°15 : "Les hennissements funèbres"
Partie n°16 : "Sans fols enfants"
Partie n°17 : "Deux tours sans pattes"
Partie n°18 : "Vêtu de fureur"
Partie n°19 : "Le jasmin perforé"
Partie n°20 : "Le roi prend son deuil"
Partie n°21 : "Piano criminel"


Je parle de poésie et de Bobby Fischer, car comme ceux de la véritable poésie, ses partitions sont limpides, elles le sont à l'évidence enfin rendue humaine et recèlent, sous des lueurs de glace, le remous, la mouvance onirique du marais.

Au mois de juin dernier, je visitai le cimetière du Montparnasse. Sur la tombe d'Alexandre Alekhine, qui fut le plus beau poète et joueur de l'avant-guerre, je déposai sur l'échiquier de marbre ornant la dalle, à la case E1, un caillou blanc.

Puisse-t-il -mais je n'en doute pas- se trouver un aussi petit joueur que moi pour honorer, d'un autre caillou blanc, la dernière case de Bobby Fischer.


Pour s'initier au noble jeu :

Le bréviaire des Échecs -1938-
de Xavier Tartakover
(un ouvrage malicieux et poétique, par l'un des Grands-Maîtres de l'avant-guerre).
Éditions Stock.

Petite philosophie du joueur d'échecs
de René Alladaye
Éditions Milan -2005-
Collection Pause philo.
"Ce livre propose de partir à la découverte de la philosophie et des échecs à travers la pensée de grands philosophes comme Platon, Descartes et à travers l'expérience de grands-maîtres des échecs tels Kasparov, Fischer".

Sur Bobby Fischer :

Bobby Fischer
Mes soixante meilleures parties
Librairie Garnier -1969, puis 1972, 1982-.

Arrabal sur Fischer
(initiation aux échecs)
Éditions du Rocher -1973-
Introuvable...

Littérature :

Le joueur d'échecs
de Stefan Sweig
Bibliothèque Cosmopolite
Éditions Stock.

La défense Louijine
de Vladimir Nabokov
Folio -1964-

"Il y a plus d'aventures sur un échiquier que sur toutes les mers du monde".
Pierre Mac Orlan.

17 janvier 2008

36 choses, à la mode de quand tu veux...

Voici les "36 choses à faire" de Jean-Olivier Majastre...


Visiblement, ou invisiblement Donald (pourquoi toujours Pluto ?) des soucis d'images avec ce blog. Les si belles photos de mes si beaux albums ont disparu. Tant pis, je ne deviendrai jamais un King des Pixels, j'y réfléchirai quand j'aurais le temps, c'est-à-dire jamais... Mais s'il est parmi vous fidèles bloggeurs, un spécialiste, qu'il vienne, qu'il accourt ce sauveur ! Il est espéré ! Attendu ! Aimé déjà !


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16 janvier 2008

36 choses en couleurs !

Avant les dernières étoiles, le grand trou noir et le règne de Pluton !

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(Photographies de Pascalette Gautier, l'oeil vert du tigre...)

15 janvier 2008

36 autres choses...

Voici donc, avec l'accord de l'auteure, un fascicule 36choisien paru voilà déjà trois années... Merci à Magali Latil...

Magali Latil.pdf

À suivre ! Soyez patients mes braves ! Sinon, la vie des analphabêtes continue dans la quotidienneté de tous les jours. Ah ! Le temps des fêtes est passé ! les mauvais manuscrits et les tristes revues (dos collé, coins carrés, culs serrés), encombrent à nouveau mon si beau bureau !

" Qu'il vienne, qu'il vienne
Le temps dont on s'éprenne ! "

04 janvier 2008

36 choses à faire...

Aussitôt dit, aussitôt pas à refaire, voici donc en lien les "36 choses à faire avant de mourir" d'Anne-Lise Blanchard.

Pour votre gouverne, mécréants.

Et merci à Anne-Lise, avec qui je viens de parler au téléphone de Georges Bernanos. Et oui, j'apprécie les écrivains cathos, et de droite... quand toute la pensée est à gauche, et dans l'athéisme ! voire dans l'attentisme...

Anne-Lise Blanchard: 36 choses à faire....pdf

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