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23 février 2008
Le sang des oliviers est rouge...
C'est ce que j'ai appris, et constaté lors d'un très récent week-end dans le Vaucluse, à Lourmarin plus précisément, là où Albert Camus acheta une maison, là d'où il partit pour trouver la mort sur la Nationale 7, le 4 janvier 1960.
Le sang des oliviers, le sang des olives est rouge, et persistant sur les mains.
A Lourmarin, nul ne peut dire que l'on fasse de l'huile sur l'image et la mémoire d'Albert Camus, si l'on excepte la Grande-Rue, qui porte le nom de l'écrivain, sa maison toujours occupée par sa fille, je crois, et une photo accrochée dans l'arrière-salle du Café des Ormeaux, la tendance est à la retenue, à la discrétion ; à l'image de l'homme, on peut le ressentir ainsi.
Ceci fait que j'ai hésité à demander au patron du café, qui me semblait avoir l'âge d'avoir connu Camus, si telle était la réalité.
La tombe de Camus est un jardin ; un grand laurier déjà en fleurs la domine, une rose jaune, et d'autres plantes dont j'ignore les noms, sont semées là. Auprès de Camus, repose sa femme Francine, disparue en 1979, dit la dalle.
Au pied du grand laurier, j'ai déposé une petite pierre carrée, et blanche, trouvée quelques minutes plus tôt dans l'un des champs d'oliviers du Château de Lourmarin.
La pierre de granit qui orne la tombe de Camus a été, je viens de l'apprendre, taillée par le père de Mireille Mathieu, et ce n'est pas une plaisanterie !
Tout de même, me dis-je, avoir honoré ainsi la mémoire de l'un des plus grands écrivains de son temps, et voir sa fille, un demi-siècle plus tard, grimper sur l'estrade du Sarkozy triomphant, pour y entonner ses refrains merdiques, quelle désolation !
Egalement débusqué dans Avignon un signe avant-coureur de cette faillite : l'une des photographies ci-dessous vous le dira mieux !
Pour contenter les amateurs de pierres et de plaques, mon amie Maryline me fait parvenir depuis Bruxelles, où elle effectue, la gueuse, un séjour destiné à lui redonner la frite, deux photographies de l'avenue du Diamant, là où naquit Jacques Brel. Merci Maryline, et que la molle-mayonnaise se tienne bien loin de toi ! (Voir la note du 2 octobre : 138 avenue du Diamant).
Le N°138 de l'avenue du Diamant, maison natale de Jacques Brel, occupée à présent par Maître Gaston Borremans, notaire.
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Respiro
Belle journée d'un hiver finissant.
Terminé de coudre, aux environs de midi, les derniers exemplaires du livret de mars : "Lumière de froid" par Bruno Geneste. j'ai bien compté 304 exemplaires, tout juste...
Trouvé aussi la note biographique pour les "36 choses à faire avant de mourir" de Mireille Podchlebnik, sur laquelle -si j'ose ainsi dire- j'étais en panne depuis près de deux mois.
Ne reste qu'à m'asticoter, couvrir, m'asticoter à nouveau les autres bords, puis expéditionner vers vous, fidèles abonnés... les produits printaniers de la ferme carrée.
Reste à préparer l'atelier d'écriture de Vaulx-en-Velin, à la médiathèque Georges Perec, samedi prochain entre 10 et 12 heures, puis je pourrai me lancer dans ce grand projet autour des recueils de Pierre Présumey, avant d'aborder avril et la saison des Salons :
Printemps du livre de Grenoble, entre le 4 et le 6 avril.
Foire du livre de Saint-Louis (68) entre le 25 et le 27 avril.
Pour ce qui me semble sûr. J'aperçois sur internet pré # carré annoncé à Dieppe le 30 mars, mais je ne suis au courant de rien...
Ceci en écoutant Keziah Jones, Dominique A, Jamiroquai, Michel Jonasz et quelques autres malandrins de bas étage !
Que le ciel vous bénisse, vous et votre (trop) nombreuse famille !
17:25 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













