11 juin 2009
La chèvre et l'âne
12:42 Publié dans Les belles images | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pierre présumey, roland tixier, le pre de l'age
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Commentaires
L'âne tentant de jouer de la lyre à une chèvre pourrait-il devenir l'emblème des précarreleurs? Selon la fable antique reprise par Phèdre puis dans maintes sculptures du moyen âge, l'âne à la lyre représente l'ignorance ayant trouvé cet instrument et incapable d'en jouer, ne pouvant que frapper les cordes de son sabot.
« L'âne et la lyre.
Comment le talent est souvent rendu vain par un malheur. L’âne, voyant une lyre abandonnée par terre dans une prairie, s’approcha et essaya les cordes avec son sabot. Elles résonnèrent dès qu’il les toucha : « joli instrument parbleu, mais c’est mal tombé dit l’âne, car je ne sais pas en jouer. Si quelqu’un de plus savant l’avait trouvé, il eût charmé les oreilles par de divines mélodies »
En version originale pour les précarreleurs intégristes pétitionnant pour la parution des "cahiers de l'évêché" en latin:
Phèdre [6,13] XIII.
Asinus ad lyram. Quomodo ingenia saepe calamitate intercidant. Asinus iacentem uidit in prato lyram; accessit et temptauit chordas ungula. Sonuere tactae. "Bella res mehercules male cessit" inquit "artis quia sum nescius. Si reperisset aliquis hanc prudentior, diuinis aures oblectasset cantibus." Sic saepe ingenia calamitate intercidunt.
Pourtant, peut-être cela ramènerait-il à une humilité salutaire "les jeunes poètes et les vieux lecteurs de poésie" selon la remarque classificatrice du sociologue RVB?
Ou si, pour une autre interprétation de l'image, nous n'étions que des chèvres? Il m'est impossible de le penser un seul instant.
Tout cela inspiré par l'air du Mont-Liban respiré en amicale et heureuse compagnie un soir de 13 juin près de la Bastille sur la rive droite de l'Isère. Soirée au cours de laquelle nous avons encore pu constater que, comme l'a remarqué Roland dans une de ses inoubliables envolées, "les réunions de précarreleurs, ça cimente".
Ecrit par : Bernard | 14 juin 2009
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