08 juillet 2009

The last dance in Rochefort-sur-Loire

J'étais ce dernier week-end à Rochefort-sur-Loire, comme c'est le cas depuis trois années maintenant, depuis que j'ai été séduit par ce petit marché, bien éloigné de la fureur parisienne, et qui clôt, d'une certaine façon, une année de travail en poésie.

Un ton un peu solennel -et pourquoi pas ?- car il convient ici de saluer le boulot remarquable de Roland Bernardeau, le maire de Rochefort, et de son équipe municipale, qui bataille depuis onze années pour la tenue de cette manifestation. A Rochefort, nous sommes ainsi accueillis chez l'habitant, et même chez l'habitante. Des Lombardières à Béhuard, en croisant les guinguettes, c'est vraiment la fête à la poésie, avec, ce qui n'est pas négligeable, un public de connaisseurs, d'amateurs avertis. De plus, la carburation, la combustion de la machine est assurée par de miraculissimes petits vins du crû, c'est dire si la bête est abreuvée, nourrie et repue.

Ce marché-là était aussi -et là, les nouvelles sont moins joyeuses- une forme d'au-revoir, je n'oserais dire d'adieu, à Louis Dubost et à sa maison d'édition "Le Dé Bleu", devenu "L'idée Bleue". Nous n'avons pas toujours été très bons amis, Louis et moi, mais tout le monde s'en fout. Il convient tout simplement de saluer le travail accompli au travers d'un catalogue parmi les plus imposants de l'édition de poésie. Pour tout ceci, pour les trente-cinq années de boulot acharné, un seul mot : Respect, respect pour l'éditeur, respect pour les livres, respect pour la poésie.

C'est aussi à Rochefort que j'ai appris l'autre pas bonne nouvelle, l'ami Jacques Josse va replier son "Wigwam". Jacques a été mon éditeur pour "De passage", en 2002. Il a surtout créé l'un des plus beaux catalogues de la petite édition, et je vous invite à consulter le lien, et à vous dépêcher de puiser abondamment dans ses réserves de pemican avant que les Visages Pâles n'aient ravagé le campement.

Je joins un petit album des images de Rochefort, nous étions cette année au bord du Louet, et le monde était beau. Pour cette saison, le blog de pré#carré s'en va replier ses petites ailes, sauf évènement exceptionnel, quelques semaines passeront sans que je ne vienne vous accabler de ces quelques calembours dont j'ai le secret. Dites-le donc, que ça va vous manquer, sinon, ma parole, la prochaine fois j'rentre plus du tout  !

 




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