25 septembre 2008
S'ouvrir à la concurrence
Comme j'ai entendu ce soir le Président fustiger le capitalisme sauvage (hou le méchant capitalisme), j'ai décidé de m'ouvrir à la concurrence, et de donner à voir les tristes objets de mes ressentiments, amassés ces derniers jours ; je veux dire les revues de poésie dont je mets, par là-même, les sites en lien. Ne comptez pas sur moi pour faire de la pub à ces affreux ! Et que not'Président rétablisse l'ordre économique, le sens des valeurs, et la vérité toute nue qui ressemblerait comme par un bienfait, à Madame Carla dans le plus simple appareil industriel. Qu'est-ce qu'on serait bien, dis, Bernadette...



20:45 Publié dans En revenant de la revue... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : comme en poésie, jean-pierre lesieur, traction-brabant, patrice maltaverne, décharge, jacques morin, le président
13 septembre 2008
L'envers et Verso

N'oubliez pas de mettre la radio, c'est en bas à gauche !
Je reçois ces jours-ci la revue Verso, jadis créée par Claude Seyve, je crois, à présent animée par Alain Wexler.
J'ai toujours un regard particulier pour Verso, qui est la première revue de poésie ayant accueilli mes élucubrations, ça devait être en 1992.
Une note de lecture de mon Gâs Degoutte est consacrée à pré # carré :
"... Je ne sais pas où Bougel dégote ses papiers de jaquette (c'est pas injurieux au moins ?...NDLR...), mais à chaque fois il nous surprend : ici il nous ravit avec une couverture moucharabieh. C'est un malin : dans un tel emballage, n'importe quel texte devient précieux, on lui accorde une lecture de fine gueule. Enfin dans le cas de LUMIERE DE FROID de Bruno Geneste le texte tient par lui-même. C'est une ballade sur l'estran, une géographie (terrestre et céleste) aux limites imprécises, sur ce terrain offert par la marée, puis repris, puis redonné "L'horizon percute la vitre/la mer remue/un jour d'algues".
Deux haïkus (suscités par Roland Tixier) d'un même collégien sur une page : "ICI ET AILLEURS". Comme Manjola "Le Kosovo/pays si beau/mais loin, très loin"et "Ici au collège/depuis quatre mois/rien ne va mal". du collège Henri Barbusse à Vaulx-en-Velin. Tous ces haïkus, que de temps perdu pour les leçons grammaticales ou conjuguer sa politesse !
Décidément Bougel est un énervé (NRV ?...NDLR...) de première : v'là qu'il envoie à tous vents des volées de 36 CHOSES (A FAIRE AVANT DE MOURIR). C'est le principe de ces feuillets colorés : une personne particulière, en cela semblable à toutes les personnes particulières, quoique différente énumère, avec sérieux ou cocasserie, 36 trucs qu'elle voudrait avant de... Par exemple Régine Morisson "Apprivoiser une contrebasse".
C'est bien d'avoir un copain de son état critique d'art dans une revue de poésie... surtout quand c'est mon Gâs Degoutte.
Dans le même Verso, je lis sous la plume de l'un des auteurs publiés, Fabrice Marzuolo, cette phrase stupéfiante :
"Parlons un peu des éditeurs, des revuistes plus soucieux de ménager le client potentiel (la formule d'abonnement) que la susceptibilité du poète (le corps du texte), je trimbale les stigmates de milliers de lettres de refus, des kilomètres de silence absolument éloquent."
Il me semblait, moi, que la moindre des courtoisies, pour un auteur, consistait à savoir dans quoi il allait publier, à qui il confiait son texte (si essentiel faut-il croire...) et qu'il n'essèmerait pas à tous vents, (des milliers de lettres dit-il ? brrrrrr...), sans grand souci, et sans grand respect de son travail au final... J'ai constaté depuis bien longtemps que beaucoup d'auteurs se foutent bien de savoir où et dans quoi ils publient, et que peu leur importe de savoir où ils déposent leur prose...
Pour ne parler que de pré # carré, je reçois chaque année des dizaines de manuscrits de gens qui, persuadés de leur talent et de leur bon droit, s'imaginent qu'il suffit de tirer sur ma bobinette pour que choit le carré de leur choix. Il me semble normal, courtois, et légitime, pour un auteur publié ou en voie de l'être, de souscrire à un abonnement, de soutenir de cette façon celui qui devient "Son éditeur". Ce n'est pas de l'escroquerie, ce n'est pas du compte d'auteur, ce n'est pas du service rendu, ni même du donnant-donnant, si l'on estime les heures de travail et les engagements pris. C'est du simple respect, pour soi-même, pour celui qui va s'engager à publier et à diffuser le texte.
Voici 11 années que je publie sans la moindre subvention, sans aucune aide de nulle institution, et nous sommes nombreux en ce cas. Et quand bien même certains sont soutenus -qui par sa Ville, qui par sa Région, qui par une institution culturelle- vous seriez, vous et tant d'autres, Monsieur Marzuolo, bien aimables de ne pas nous considérer comme des vendeurs à la petite semaine, parce qu'en ce cas, vous êtes de bien mauvais payeurs le plus souvent !
J'ai eu encore, cet été, maille à partir avec des individus désirant publier au pré # carré, comme si ce vœu valait acte. L'un, par ailleurs chroniqueur de la revue Verso citée plus haut (non non, je ne donnerai pas le nom de ce grossier) prétendait me faire parvenir un manuscrit sur la foi des notes de lectures publiées, justement dans Verso, sans avoir jamais vu, et lu, un seul des livrets de pré # carré. Comme j'objectais que le minimum était de connaître, ne serait-ce que le format, le bouffre se fâcha, me fit savoir qu'on ne pouvait pas tout lire (et surtout pas là où l'on se proposait d'écrire...) et termina par des jeux de mots tout à fait habiles, usant de mon nom de famille "Bougez-vous Bougel bougon..." (bien vu non ?), pour en finir par un (cinglant ?) "Je me passerai des petites publications de Monsieur Bougel". Je ne pouvais faire moins que de le qualifier -ayant son état constaté- de triste con et je lui fit part de mon regret, au final, de ne pouvoir lui asséner le coup de boule zidanesque que je pensais lui devoir en guise d'avance sur recettes.
C'est radical ? Tant mieux ; je le revendique, et pas comme exercice littéraire de vaticineur salonard.
Je n'ai rien contre Fabrice Marzuolo, je ne sais même pas qui il est, comment il vit et de quoi il se nourrit mais je vois son nom depuis bien longtemps dans les revues de poésie, et ceci ne lasse d'ailleurs pas de m'inquiéter, parce que si les gens "initiés", disons censés être informés du fonctionnement microscopique des revues et éditions de poésie s'expriment de la sorte, et ben, comme disait Coluche "On n'est pas dans la merde, hein ! On n'est pas dans la merde !".
J'allais oublier : Pour s'abonner à Verso :
Alain Wexler
Le Genetay
69480 Lucenay
4 numéros par an pour 20 euros.
Internet :
http://revue.verso.free.fr
16:37 Publié dans En revenant de la revue... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coluche, revue verso, claude seyve, alain wexler, christian degoutte, bruno geneste, régine morisson











