21 octobre 2009
A la recherche du stand perdu
Afin d'échapper aux festivités marcelliennes, je me rendis le jour précédant le Salon dans la bonne cité d'Auvers-sur-Oise, afin d'y visiter Vincent en sa chambrette. A la sortie de la gare d'Auvers, je trouvais en place cette curieuse boutique, constituée de trois wagons postaux désaffectés, et chargés jusqu'à la chaudière de vieux bouquins et de paperolles ! Oh certes, il ne s'agissait point là d'œuvres impérissables, mais au final, et en dépit de ce que supposent nombre d'entre nous, lesquelles le seront ? Celles de Marcel, ce traître… Et même, qui pourrait l'écrire avec certitude ?
17:36 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marcel proust, mœbius, salon de la revue, auvers-sur-oise, la caverne aux livres
30 septembre 2009
Une banane dans l'oreille
Un sac de nouvelles en vrac, comme ça pour terminer ce doux septembre.
Tout d'abord sale histoire, la mort cet été de Thierry Jonquet, en plein mois d'août pendant qu'il faisait beau au soleil où l'on fait rien. Sale affaire en effet, l'enquête est close hélas. Je lisais beaucoup Jonquet dans les années 80/90 ; un très bon auteur de romans noirs qui savait faire la soudure entre le sordide, le cruel, le plus glauque, mais aussi, et ça passait remarquablement bien, une forme d'onirisme comme, par exemple, dans le "Manoir des immortelles". J'avais un peu lâché l'affaire Jonquet voici une quinzaine d'années, mais il était bien, dans des genres différents bien entendu et comme un Marc Villard, l'un des fils maudits de Jean-Patrick Manchette. J'ai toujours été persuadé, d'ailleurs, d'une vraie parenté entre le roman noir et la poésie, enfin, tout dépend de quel roman noir, et de quelle poésie qu'on cause, 'videmment… Demander aussi au camarade Michel Laurent de bien vouloir me rendre les bouquins de Jonquet prêtés en 1992, mais comme on ne s'est pas vus depuis cette époque, ça va être difficile… Encore un escroc ma bonne dame… Et qui va faire à présent fortune sur mes frêles endosses, avec mes éditions originales de Jonquet… Gredin !
Je vous parle depuis un moment de la poésie de Philippe de Boissy, aussi c'est avec plaisir que je vous présente son dernier recueil "Petite suite des choses" paru au printemps dernier aux "Editions du Jasmin". Toujours étonnant, chez De Boissy, cet espace où tente de se faufiler le double, cette fenêtre entr'ouverte sur le vide entre les corps, entre les nuages, entre les eaux, entre les airs… Prenez un peu de temps, nous l'avons, vous l'avez, pour vous glisser dans les interstices de l'écriture de Boissy, le vide oui mais jamais la vacuité…
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21 septembre 2009
La mort du petit cheval bleu
Amis de la police réjouissez-vous, un éditeur disparait ! Après 35 années d'éditions, Louis Dubost, l'homme du Dé Bleu, que jamais je ne me résignerai à appeler l'Idée Bleue, prends une retraite éditoriale méritée. A cette occasion (celle qui frit le lardon) il met en place une opération "déstockage", proposant pratiquement à la criée les livres que nous n'avons pas achetés. Vous trouverez six dessus dessous le document PDF qui vous permettra de garnir votre bibliothèque à prix réduit, voire même pour rien… Inutile de commander l'ouvrage de Pierre Présumey "La grande aiguille" paru en 1991 et qui était depuis longtemps annoncé comme épuisé, j'ai acquis tout le stock afin de vous revendre "La grande aiguille" au centuple, avec la bénédiction républicaine de l'auteur (et oui, j'ai pris le risque…). Fallait pas jouer avec moi les enfants…
J'ai pu juger des quelques remous créés par mon billet de samedi ; au final, il ne s'est trouvé qu'un autre éditeur pour comprendre 100% pur porc mon point de vue, et ma virulence. N'oublions tout de même pas que dans l'intitulé de ce blog est comprise l'expression "Mauvaise foi", "Journal d'un petit éditeur, poésie et mauvaise foi".
Voici le document concernant le Dé Bleu :
Voilà, j'ai tenté dimanche, puis ce matin, d'installer une jolie chansonnette afin de rendre inaudibles (tu parles) les cris et tremblements écrits et ressentis ici ce ouiquende, mais même Youtube embraye la marche arrière, y'a des jours… J'essaye encore, et si ça ne marche pas, je la remets dans ma carte-mère.
Bon, rien à faire de pas moyen, tant pis pour vous, ça doit être parce que je suis encore un brin dans la colère.
19:51 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : l'idée bleue, le dé bleu, louis dubost
19 septembre 2009
Billet d'aigreur au carré
Vous n'aurez pas été sans remarquer, alors qu'aujourd'hui on "fête", dans le joli monde enchanté de la poésie et d'internet le deuxième anniversaire de ce blog que vous aimez tant, qu'il est souvent question, en matière d'édition et de poésie, de la notion de "prise de risques", dont je vous ai déjà entretenus, amis fidèles. Prendre des risques, cela pourrait être, pour un misérable éditeur, d'envisager de publier des livres, des textes pour la fabrication desquels il n'aurait, le bougre, pas le moindre sou vaillant -et oui, nous voici dans le trivial où il se complait l'éditeur, vous le savez bien c'est un grossier, pas un grossium-. Prendre des risques, ce pourrait être miser sur une souscription, c'est à dire sur le fait que des inconnus, ou des connus, pourraient être tentés d'engager un rien de leur patrimoine sur l'ouvrage promis et qui serait bien entendu le plus beau, le mieux émouvant, le mieux meilleur qui serait proposé, tandis que les autres, de livres à paraître -n'en parlons même pas- ils seraient moches et vilains. "Prendre des risques", ce pourrait être chiffrer le coût d'un tel projet aux alentours de 4000 euros, ce qui fait des sous, et pas des dessous de table. "Prendre des risques", ce serait évaluer à une centaine de souscriptions, globalement, la réussite de ce projet, et pour ce faire, on solliciterait, par mail, par courrier, voire de la main à la main, quelques cinq à six cent honorables individus cultivés, argentés, peut-être même aux tempes argentées. Ceci pour, plusieurs semaines après, constater, avec force aigreur et récrimination, qu'une vingtaine ont répondu à votre appel, ce qui est peu, et limite -forcément- l'engagement que l'on espérait prendre, et la "prise de risques" dont les perspectives vous enchantaient. 7 souscriptions à ce jour pour le projet "Les quatre saisons de Roland Tixier", une vingtaine pour "Le grand garçon' de Pierre Présumey ; sur 100 réabonnements sollicités, une dizaine de retours, le chat est maigre, efflanqué, et il lui prend l'idée, à l'éditeur, de flanquer à la jaille le chat avec l'eau de vie du bain et tout le merdier qui l'empoisonne, le chat.
Il ne vous parle même pas, l'éditeur, de la courtoisie des poètes qui oublient de vous remercier après la publication de leur texte. Sans doute sont-ils repartis, les poètes, traquer la quintessence de leur âme dans la sombre forêt des sentiments, tandis qu'il ne lui reste à l'éditeur, que ses piteux ressentiments et la terre brûlée de ses passions ravageuses. A moins, plus prosaïquement qu'ils ne soient repartis, les poètes, au long des chemins de l'automne à la chasse à l'éditeur, besace de manuscrits en bandoulière et fusil à écrire et à tirer dans la marge à l'épaule, toujours prêts à décharger leur grenaille au mieux-disant.
Voilà pourquoi, l'éditeur amer, aigri, désabusé, en ce dernier samedi d'été, il a bien envie de râler, de rager, de pester et de tout envoyer balader, l'éditeur… et qu'en dehors de toute convenance bloggeuse, il le fait savoir. Et le premier qui lui explique, à l'éditeur, que c'est la première rentrée de la petite fadaise, que sa mygale a les oreillons à trois pattes, que sa sirène retentit au collège, ou que la boîte aux lettres sent soudain le gaz, il va lui faire bouffer sa crème solaire en novembre à Bellecour, l'éditeur, au poète ou au mauvais payeur. Quant aux manuscrits -ah vous avez eu le temps d'écrire, cet été, c'est le bombardement en ce moment ! ça tombe comme à Dresde en 45 ! mais c'est moi la victime et la seule, l'irradié le trépané ! Ca a phosphoré dru ça oui sur la serviette à la plage blanche ! Hélas ça n'a pas souvent brillé ! désolé de vous le faire savoir ainsi ! (en fait pas désolé du tout, et même très content d'être méchant). Je disais donc, à propos des trucs dont je suis inondé en ce moment, que j'en ai l'impression soudaine d'être devenu incontinent, voici ma réponse, et ce sera la seule :
A bientôt, n'oubliez pas que je vous aime, pour solde de tout compte.
13:31 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12 septembre 2009
On t'enverra du monde
Retour sur les jours heureux de l'été, comme dans les chansons, avec ces quelques images.
Le 16 juillet, nous avons rendu visite -en compagnie de Vio- à Philippe de Boissy dans sa maison du fond des bois, à Pact, en Isère dans les Terres froides. J'ai dit déjà mon sentiment de gratitude envers Philippe de Boissy. Voici près de vingt-cinq années, alors que j'étais jeune impétrant poète chevelu abordant à mes tempêtes intérieures, il me reçut dans son minuscule bureau de la rue du Général Marchand, et ainsi que le dit Perec au sujet de Raymond Queneau "Il a autorisé nos vies en tant qu'écrivain". Ni Perec ni Queneau, certes, mais je dois aussi cela à Philippe de Boissy et je n'hésite jamais à le dire et à l'écrire. Par un joli retournement de l'histoire, je suis devenu l'un des éditeurs de Philippe en décembre 2006, avec le carré n°49 "Le double moment des nuages" et je n'en suis pas peu fier, et encore une fois reconnaissant.

12:26 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe de boissy, vio, le double moment des nuages, roland tixier, simples choses, le pont-du-change
06 septembre 2009
Les anges se font plumer
Salut et fraternité à tous !
C'est dimanche soir et le monde est toujours plein de vigueur ; debout les morts, c'est la dernière. Ce ouiquende est parti vers vous le carré n°61 "Même si", par Valérie Canat de Chizy, recueil dont au sujet duquel je vous entretiens le suspens depuis près d'un an, escorté dans son envol par les "36 choses à faire avant de mourir" de Vio, fidèle parmi les fidèles, mais aussi présidente de pré # carré (mais oui mais oui c'est elle) -que je rende ici grâces à son Titre et à ses grands Mérites ! Vous trouverez aussi dans l'enveloppe pleine à craquer de papiers colorés les "36 choses…" de Perrine Le Querrec, les voeux ultimes d'Alice Maurel ainsi que les dernières volontés de Valérie Le Du. Vous noterez que j'ai, après deux années de blogage intensif, enfin compris comment mettre en lien les sites et blogs ici évoqués, et ce n'est pas rien pour moi ! Les ricaneurs peuvent bien ricaner, ce n'est que du fiel et de l'amertume, et je les dédaigne foutrement ! Ci-dessous, des informations concernant la souscription lancée dès à présent pour de printanières parutions :
Assortie de notre lettre d'information (la fameuse niouzeletteure) :
Notre classique bulletin d'abonnement :
Une information au sujet de notre nouvelle et merveilleuse initiative "La poésie Dutirwarre" :
Et puis je suis si fier de mon nouveau talent de société que je vous invite à souscrire aux blogs et sites de mes amis et camarades :
Voilà ! Je mettrai tout ceci en lien très vite, mais là this ivening, ça fait beaucoup pour un shalom !
19:16 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : valérie canat de chizy, même si, vio, perrine le querrec, valérie le du, alice maurel, roland tixier, pierre présumey, stéphanie buttay, anita beldiman-moore, roger lahu
02 septembre 2009
Simples choses
Après cette vraie-fausse rentrée dont je me suis rendu coupable en août, me revoici, et c'est fois c'est la bonne croyez-le.
Malgré tous ces silences -ou qui sait grâce à eux-, une moyenne de 60 visites quotidiennes sur ce blog en plein mois d'août, c'est assez impressionnant pour que je sois impressionné : merci à vous.
Et voici qu'un nouvel éditeur nous est donné. Et c'est dans Lyon la bonne ville que ce bonheur nous survient. Après avoir navigué longtemps dans les eaux troubles d'un dilettantisme de bon aloi, le camarade Jean-Jacques Nuel franchit le Rubicon et crée "Le Pont du Change". Il s'agit là je crois du nom d'un pont disparu de la Capitale des Gaules, comme on dit au "Jeu d'Emile Franc".
Et que nous donne ce nouvel éditeur ? Croyons qu'il commence bellement sa carrière de bourreau des lettres avec un livre de Roland Tixier : "Simples choses". L'objet est simple (et oui), clair, évident. on en voit tant et tant en petite édition qu'il me faut saluer l'élégance de ce volume là, sa clarté, la justesse de sa maquette, ni trop rustique, ni trop apprêtée. Voici la chose, la simple chose :
Quant au contenu, c'est du Tixier pur jus de la Courly. Quand j'étais gamin, dans les colos, on jouait à un jeu passionnant : "L'inventaire au m2". Il s'agissait de recenser, dans cet espace réduit, mais à dimension humaine -la juste distance- la totalité de ce que l'on pouvait voir et nommer. Evidemment, la plupart échappe ou diffère, suivant l'œil et la nature du regard. C'est bien à ce type de travail que se livre Roland Tixier -une forme d'inventaire au km2, ce qui situe à peu près l'espace de vie naturel d'un être humain ; ailleurs, plus loin, c'est déjà l'inconnu. On pourrait penser à un travail modeste, mais moi qui fréquente Roland depuis de nombreuses années, je pense pouvoir affirmer que rien n'est mineur dans ce projet, je trouve au contraire Tixier extrêmement ambitieux, et fort peu modeste, en cette recension formidable et forcenée. Depuis des années, il a semé sous ses pas de ces petits poèmes en trois vers, notules, bribes, constructions qu'il a nommé haïkus urbains. C'est ainsi qu'il peut affirmer -en creux- et tenter (malheureux !) de conjurer la hantise de sa propre disparition et de celle de l'autre, de nous, de moi et du plus vulgaire au vrai sens, c'est à dire du commun. S'arrêter soudain à l'angle d'une rue et être assailli par cette élémentaire vérité qui demeure, je l'imagine ainsi, extraordinaire jusqu'au dernier souffle, et pourtant si banale : "Je vais mourir, je vais disparaître". La charge des jours de peu de foi, la grande humanité de Tixier et son espérance toute entière sont contenues dans ces "Simples choses". Merci à Jean-Jacques Nuel de nous proposer ce regard et ces mots. Veux-tu que je te dise Roland ? Je suis fermement persuadé, à te lire depuis si longtemps, que tu es un véritable Perecquien… Et prends ça comme tu voudras ! Je ne reviendrai pas là-dessus ! (de plus avec un titre comme "Simples choses"… tu apportes de l'eau à mon bourrin non ?).
Pour commander "Simples choses" :
12:31 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : le pont du change, roland tixier, jean-jacques nuel, georges perec
24 août 2009
Se taire mieux que se taire
19:40 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : léonard cohen
08 juillet 2009
The last dance in Rochefort-sur-Loire
J'étais ce dernier week-end à Rochefort-sur-Loire, comme c'est le cas depuis trois années maintenant, depuis que j'ai été séduit par ce petit marché, bien éloigné de la fureur parisienne, et qui clôt, d'une certaine façon, une année de travail en poésie.
Un ton un peu solennel -et pourquoi pas ?- car il convient ici de saluer le boulot remarquable de Roland Bernardeau, le maire de Rochefort, et de son équipe municipale, qui bataille depuis onze années pour la tenue de cette manifestation. A Rochefort, nous sommes ainsi accueillis chez l'habitant, et même chez l'habitante. Des Lombardières à Béhuard, en croisant les guinguettes, c'est vraiment la fête à la poésie, avec, ce qui n'est pas négligeable, un public de connaisseurs, d'amateurs avertis. De plus, la carburation, la combustion de la machine est assurée par de miraculissimes petits vins du crû, c'est dire si la bête est abreuvée, nourrie et repue.
Ce marché-là était aussi -et là, les nouvelles sont moins joyeuses- une forme d'au-revoir, je n'oserais dire d'adieu, à Louis Dubost et à sa maison d'édition "Le Dé Bleu", devenu "L'idée Bleue". Nous n'avons pas toujours été très bons amis, Louis et moi, mais tout le monde s'en fout. Il convient tout simplement de saluer le travail accompli au travers d'un catalogue parmi les plus imposants de l'édition de poésie. Pour tout ceci, pour les trente-cinq années de boulot acharné, un seul mot : Respect, respect pour l'éditeur, respect pour les livres, respect pour la poésie.
C'est aussi à Rochefort que j'ai appris l'autre pas bonne nouvelle, l'ami Jacques Josse va replier son "Wigwam". Jacques a été mon éditeur pour "De passage", en 2002. Il a surtout créé l'un des plus beaux catalogues de la petite édition, et je vous invite à consulter le lien, et à vous dépêcher de puiser abondamment dans ses réserves de pemican avant que les Visages Pâles n'aient ravagé le campement.
Je joins un petit album des images de Rochefort, nous étions cette année au bord du Louet, et le monde était beau. Pour cette saison, le blog de pré#carré s'en va replier ses petites ailes, sauf évènement exceptionnel, quelques semaines passeront sans que je ne vienne vous accabler de ces quelques calembours dont j'ai le secret. Dites-le donc, que ça va vous manquer, sinon, ma parole, la prochaine fois j'rentre plus du tout !
09:49 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 juillet 2009
T'es beau, tu sais !
Voilà voilà, je mets en ligne l'album-photo du Marché de la poésie 2009, j'arrive enfin !
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