02 juillet 2008
Un bel avenir derrière moi
Bonjour les petits enfants !
Le ouiquende qu'arrive, je serai au marché de la poésie de Rochefort-sur-Loire. Petit marché fort intéressant puisqu'à ma première participation l'an dernier j'y avais notamment découvert, ou répéré comme on dit au foutebolle, trois des auteurs publiés récemment, ou à paraître : Bruno Geneste, marin dans les terres et poète dans l'ether, Christophe Jubien (où qu'il est passé çui-là ? plus aucune nouvelle depuis la parution des "peupliers de Beausoleil", bah, étrange étranger, doit pas savoir comment dire mersssi ce garçon, torturé par l'émotion, c'est sûr...), et Olivier Bourdelier, recueil à paraître en mars prochain. C'est vous dire si ça sent bon la bonne pouésille à Rochefort-sur-Loire !
Un petit point (de croix ?) quant aux projets de la fin de l'année :
En octobre : parution de "Observations" carré 56, de Louise Warren.
Salon de la revue aux Blancs-Manteaux, Paris, les 10, 11 et 12 je crois.
Le ouiquende des 25 et 26 octobre, je serai en personne myself à Albertville (73), à l'invitation de la Médiathèque pour animer une série d'ateliers d'écriture et proposer à un public savoyard, exigeant mais ravi la collection carrée de mes petits fromages au lait de vache.
En novembre : accrochage de l'exposition "pré # carré, 10 années d'édition" à la bibliothèque "Le verbe être" de La Tronche, tout près de Grenoble (si, si, ça existe), sur un travail réalisé par Vio, plasticienne, et des textes carrés choisis par Christian Degoutte.
Les 7,8 et 9 novembre : "Livres en régions", place Bellecour, à Lyon.
En décembre : participation au salon de "L'autre livre" à Paris, je n'en connais ni les dates, ni le lieu.
Parution de : "Les quatrains échiquéens", de Jules Lazard, carré 57.
C'est tout pour le moment.
Ah puis si, le 21 décembre, j'aurai 50 balais, pis le 25 ça sera Noël... Allez ouste et zou, foutez-moi le camp en vacances !
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27 juin 2008
Cossery au coin du feu
Tandis que sous les ors de Saint-Sulpice nous nous pavanions, le dimanche 22 juin, à quelques rues de là mourait, chambre 77 de l'hôtel Louisiane où il vivait depuis près d'un demi-siècle, Albert Cossery.
Ceux qui ont lu les livres (minces et peu nombreux), d'Albert Cossery, seront bien attristés à l'idée qu'un vieux bonhomme de 95 ans ne soit plus. Tous les livres de Cossery se déroulent en Egypte, et ils n'ont qu'un objectif, célébrer l'inertie, comme moyen et finalité d'être, et aussi comme méthode de résistance à toutes les oppressions quand bien même les hommes seraient, d'emblée pour la plupart, puis au final pour tous, "oubliés de Dieu". Sans grand tapage -on ne fait pas grand bruit dans une chambre d'hôtel- Albert Cossery, avec son élégance, sa grâce, son humour et son sens pyramidal de la dérision, est un écrivain rare et précieux.
Son œuvre intégrale est publiée chez Joëlle Losfeld, ne tardez plus... Il est plus tard que vous ne croyez !
Je fus donc in Saint-Sulpice ; à la manière des "Litanies du scribe" de Jude Stefan, parues voici longtemps au "Temps qu'il fait", je pourrais brosser les portraits des impêtrants sulpiciens :
Place Saint-Sulpice j'ai rencontré :
Jean-Louis Massot un peu plus près de la mer
Stéphanie Ferrat en cavale
Michel Thomas en voie de dissolution
Antoine Emaz toujours gaulois (e)
Sylvie Fabre-G les yeux levés
Rüdiger Fischer à l'orée de la forêt
Delphine Crouzet sur un coup de bol
Régine Dupleix en duo
Stéphane Landois des hannetons dans les poches
Mireille Fargier-Caruso c'était dimanche
Séverine Daucourt-Fridriksson l'elle introuvable
Sonia Cotten : rien à cirer
Julia Musté la belle allumée
Maximine faisant une drôle de tête
Jean-Claude Leroy et pas son cousin
Patrice Maltaverne les pneus à plat
Jeanine Salesse en sabots
Bruno Geneste fendant l'air
Anne Brousseau l'impertinente
Jean-Christophe Belleveaux jouant des fuseaux
Ce chacal de Gaubert aux bonnes épaules
Ludovic Degroote arpentant la digue
Michel Foissier fort à propos
Marie-Laure Bigand de temps en temps
Louise Warren la Dame du lac
Odile Bonneel la fine mouche
Anne-Lise Blanchard juste avant l'été
Perrine Le Querrec en toute confiance
SaÎd Mohamed chevaux en brosse
Jean-Claude Martin poussant sa brouette
Julia Billet menant grand train
François David et bouche cousue
Jacques Brémond Gypoète 1er
Mickaël Glück Gypoète II
Emmanuel Berland le Bon géant vert de la poésie
Claude Vercey le satanique
Sandrine Fay aux doigts encrés
Claire d'Aurélie de l'ocre aux paupières
Claudine Bohi sous la neige d'été
Claude Held so british
Armand Dupuy trouvant la vérité
Thierry Guichard comme un renard
Thierry Renard comme aguicheur
Jacques Josse faisant tipi
Isabelle Pouchin : une jolie poule
Danielle Terrien tombée de sa planète
André Gache comme au cosmencement
...
À suivre... N'oubliez pas, lisez Cossery.
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15 juin 2008
Les peupliers de Beausoleil, par Christophe Jubien
Et bien, mon cher et vieux pays...
Ne m'en veuillez pas de cette gaulienne entame... Le carré n°55 vient de paraître, et oui, il en fallait un ! Et c'est dans votre boîte aux lettres que vous le recevrez, si vous ouvrez, comme un joli cadeau, les documents en pièces jointes !
Rendez-vous jeudi prochain Place Saint-Sulpice in Paris, pour le Marché de la poésie ! Que la lumière inonde votre cœur jusques sous les sombres voûtes !
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07 juin 2008
Ici et ailleurs
Ainsi, nous fumes samedi dernier ici et ailleurs, à Vaulx-en Velin puis à Civrieux d'Azergues.
À Vaulx-en-Velin, où des gamins d'une classe "passerelle" interprétaient, sous la direction d'un jeune metteur en scène, Rémi Salas, les textes qu'ils écrivirent l'hiver dernier, en atelier, sous la bienveillante férule de Roland Tixier. Pré # carré à publié ces écrits -un livret jaune, un livret rouge-, et nous sommes allés, sous la pluie vaudaise, au vent vaudais, écouter ces mots, entendre ces paroles.
En pièce-jointe, vous trouverez les textes. Ici et ailleurs, mais nous sommes, ces gamins sont d'ici et portent en eux l'exil.
Ni bon ni mauvais, le monde va son train.
Le soir, les arpions humides sous les lampions humides, nous retrouvâmes Pierre Présumey et nos acolytes de l'association Effervescence. Deux heures durant, Pierre Présumey lu, raconta, et dit ses textes. On emploie souvent des mots comme "urgence","nécessité", pour l'écriture, la création au sens le plus large; je n'aime guère ce vocabulaire, et la fausseté trop souvent contenue dans ces termes, la posture qui confine à l'imposture. Comme l'écrivit Charlélie Couture jadis : "Ya guère qu'un navigateur/pour 200.000 baratineurs". Nous avons marché aux bords des rivières, puis embarqué à bord du radeau d'Ulysse... Sommes-nous revenus ? Reviendrons-nous, nous sommes, aussi, d'ici et d'ailleurs.
Je préfère cette réponse à toute autre.
Sinon sinon, le carré de juin est quasiment achevé ; encore quelques bons coups de massicot à l'endroit idoine et l'affaire sera emballée ! Le projet Présumey avance tout tranquillement, au pas du marcheur.
Dans moins d'une quinzaine, les joies de Saint-Sulpice. repentez-vous malheureux...
# Sur la première photographie, Roland Tixier, Pierre Présumey, Rvb. Merci à Martine Comte pour ces images.
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31 mai 2008
Lampions ou néons...
Pluie, pluie pluie... Plutôt qu'une soirée aux lampions, nous proposons ce soir à Civrieux une soirée aux néons...
L'Isère déborde, le joli mois de mai, le joli moi de mais est noyé dans le tout à l'ego.
"Je crois aux forces de l'esprit, et je ne vous quitterai pas... ", disait l'homme à l'arrose.
Bénédiction. Que peu d'orages, exceptés ceux de la passion, traversent les rivières de vos vies !
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20 mai 2008
Pierre Présumey aux lampions
Il était temps d'intervenir à nouveau dans le débat ! L'affaire Présumey avance, d'un pas à la fois, mais dans le bon sens, car comme le dit le grand philosophe chino-poitevin Jean-Pierre Raffarin : "La pente est rude, mais la route est droite !". et c'est avec ça qu'on fait progresser le pays, Crénom...
Ce sera le samedi 31 mai, toutes les informations figurent dans la document-joint... Je vous laisse déguster, et nous vous attendons à l'ombre des cerisiers en fruit, s'il en reste !
Volez vers nous, joyeux merles et fraîches merlettes !
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07 mai 2008
Christine Godbille
Voici un an, disparaissait Christine Godbille, traductrice, auteure, amie fidèle et pré#carreleuse émérite. En ce jour anniversaire, conservez pour elle une humaine pensée.
L'affaire Présumey est désormais largement engagée, le massicot est à l'aiguisage, le papier est commandé, les maquettes en voie d'achèvement ! Les souscriptions sont allées bon train : le réseau amical de Pierre s'est activé, assurant la réussite de ce projet. En somme, il ne reste plus qu'à faire...
Nous nous retrouverons le samedi 31 mai, sous les lampions de Civrieux d'Azergues, à l'invitation de l'association Effervescence, pour présenter le bel ensemble. Tantôt, je joindrais ici tous les renseignements nécessaires, afin que vous puissiez, si vous le pouvez, si vous le désirez participer à cette soirée et entendre Pierre Présumey dire ses poèmes.
Dans cette attente, que mai vous soit un délice...
09:35 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christine godbille, pierre présumey au pré, effervescence
26 avril 2008
Roger la Honte !
Roger la Honte, La porteuse de pain... Ces beaux feuilletons firent frémir et s'émouvoir, l'autre siècle, nos grands parents !
Plus justement, une réponse à mon bon camarade Roger Lahu, suite à son commentaire sur la dernière note parue.
Cher Roger
Je n'ai jamais eu le projet de mettre la pression à quiconque, en ce qui concerne abonnement ou souscription à quoi que ce soit. Je sais ce que je dois, et à qui, à toi par exemple et ce depuis fort longtemps.
Je me suis engagé sur le projet de publication des livrets de Pierre Présumey parce que je pense que Pierre est un grand poète, un homme de bien, qu'il fait déjà partie des classiques, et que, parmi les auteurs que j'ai publiés, et avant moi Roland Tixier à l'enseigne du Pré de l'Age, il sera l'un des poètes qui resteront, longtemps après nous. Longtemps après d'autres -petits marquis révoltés du bocal- qui ne tarderont pas à s'évanouir dans les limbes qu'ils n'auraient jamais du quitter. Je suis d'ailleurs consterné de constater que, depuis près de vingt années, depuis "La grande aiguille" parue au Dé Bleu, à l'époque ou cet éditeur valait encore quelque chose -petits marquis, nous n'étions pas encore passé de la référence à la révérence-, nul éditeur n'ait songé à proposer à Pierre Présumey une publication de cette envergure.
Voici pourquoi je me suis engagé dans ce projet.
Or, cette initiative, au-delà même de mon investissement personnel, et de l'amitié que me fait Pierre en l'acceptant, ce projet a un coût, réel et très élevé, pour une maison sans trésorerie comme pré # carré.
Un coût que j'ai évalué à 1500 euros, pour 150 exemplaires de chacun des 7 livrets envisagés, tout compris, la souscription (450 envois), l'achat du papier, pages et couvertures, la fabrication des boîtiers, et les frais d'expéditions, très importants.
Pour atteindre le point-mort de l'affaire, il faudrait environ 50 souscriptions, ce n'est pas énorme, mais ça reste beaucoup, pour diverses raisons : l'ensemble peut sembler un peu cher (30euros), et nul n'est tenu d'adhérer, ni d'acheter quoi que ce soit chez moi, c'est entendu, voilà belle levrette que je l'ai compris.
Là où suis simplement désolé, et un peu inquiet aussi, c'est que 10 jours après avoir lancé ma petite affaire, j'arrive, et au prix de quels efforts ! à 25 souscriptions, dont 5, j'ai bien dit 5, proviennent des fidèles abonnés de pré # carré, sur la centaine que vous êtes. Voilà, c'est aussi cette réalité, et ça me fait peine, souci aussi je l'avoue, même si je ne me désespère pas des uns et des autres, pas plus de Billancourt que de Bille en tête.
Voici pourquoi je me suis autorisé à "Mettre la pression", alors que, chacun le sait, je préfère le Minervois.
Pour en finir, je livre, mon cher Roger, à ta sagacité, cet extrait d'une lettre reçue récemment de la part d'un jeune poète, rencontré au "Printemps du livre" de Grenoble.
Extraits :
"Cher Monsieur,
Je suis le jeune poète à casquette en velours qui, lors du printemps du Livre, vous a demandé la permission de vous soumettre quelques vers.
...
Difficile de vous expliquer pourquoi j'aimerais tant faire mon entrée en poésie sous votre blason, sans tomber dans la flagornerie. Vos livrets ne sont pas pollués par un code-barre, n'est-ce pas une raison amplement suffisante ?
Sur votre blog, vous déplorez le manque d'implication des auteurs figurant à votre catalogue. Sachez que si - sur un coup de folie ou sous l'emprise de stupéfiants- vous décidiez de m'adouber, vous me verriez prêt à coudre, à massicoter et même à faire du porte-à-porte avec une plume dans le cul..."
Voilà, cher Roger, je suis peut-être un peu rude en publiant des extraits de la lettre de ce jeune homme, qui tente de masquer son malaise et sa réserve avec des formules un peu vives, mais que puis-je penser de ceci ?
Que l'on est prêt à se glisser une plume à l'endroit idoine pour publier - mais pas Ô Grands dieux non !- à souscrire ou acheter la moindre plaquette afin de proposer son réel soutien.
Que la nuit te soit clémente, mon bon Roger.
23:13 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21 avril 2008
C'est comment qu'on freine ?
Le 21 avril est traditionnellement un jour perdu, depuis 2002 : je n'ai pas poussé les recherches plus avant.
Celui-ci ne dérogera pas à la règle, voire au bâton merdeux. Apprendre dans la journée la disparition de Germaine Tillon, apprendre qu'Alain Bashung a un cancer du poumon (le poumon, le poumon vous dis-je !), et voir Sarkozy se recueillir face au cercueil d'Aimé Césaire, ça vous plombe un bonhomme pourtant solide sur ses pattes d'éléphant.
J'imagine que Not'Sarko national aura confondu Papa Aimé avec l'avant-dernier poilu ; Lazare Ponticelli n'ayant pas souhaité d'obsèques nationales, Not'Sarkophage se sera précipité sur le premier pioupiou venu afin de lui rendre un vigoureux hommage, toutes talonnettes claquantes au vent de l'Atlantique.
Inutile, fidèles blogueurs, de m'inonder de messages de condoléances au sujet du décès de M'ssieu Césaire : "Avé Césaire …", je ne suis pas de la famille de ce brave homme. Notez-bien, je regrette, les juifs n'ont rien contre les noirs, surtout les Abyssins.
Sinon, l'affaire Présumey est lancée, merci merci à ceux qui ont déjà souscrit ! Mais il me faut avouer, fidèles abonnés, que vous n'êtes pas en première ligne, z'êtes même plutôt mous du manche ! Faudrait réagir ! Y'a du mou dans la corde à noeuds ! Je vous prie d'en mettre une pincée ! l'histoire est d'importance et elle en vaut la peine !
Demain 22 avril, Ne te découvre pas d'un string...
19:37 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12 avril 2008
Au printemps...
Très beau Printemps en casquette, très beau Printemps des galipettes, très beau printemps carré.. Ainsi qu'en atteste cette photographie prise par une visiteuse éprise d'emblée...
Retour à un quotidien qui pour être journalier, voire même routinier dans sa plus simple expression, n'en est pas moins intéressant : "J'abonde dans mon sens" écrivait Jules Renard.
L'affaire Présumey est lancée... Cet après-midi, sont partis par la Malle-Poste des Poètes les bulletins de soucription, et par mail et par vaux les mêmes, de façon très virtuelle... A présent, il suffit d'attendre, et de travailler...D'aiguiser les aiguilles, de tortiller les fils, de caresser le papier à l'endroit idoine... Attendre et coudre, car, dans le même espace-temps, le carré de juin (Christophe Jubien : "les peupliers de beausoleil") piaffe dans les élastiques...
Le temps du dehors est noir, ici, la lumière fuit... mais les jours s'allongent dans l'herbe montante... faudrait pouvoir en rejoindre les deux bouts...
Ne négligez pas de consulter les documents joints, ils feront votre bonheur, ça suffira au mien...
Souscription Pierre Présumey.pdf
Sans négliger, horde de négligents, le sacro-saint abonnement... même si je vois bien qu'on renacle, qu'on renifle et récrimine de rien...
Allez, cédez à mes tentations, le Doux Seigneur me le rendra... dans ce vaste monde où je ne serai pas...
22:25 Publié dans pré # carré | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : printemps du livre, pierre présumey, christophe jubien



